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philosophie

Jeudi 11 octobre 2007

J’ai toujours eu un faible pour la philosophie. Philosopher, c’est avant tout s’ouvrir au Monde et aux pensées autres que les nôtres, sur des sujets aussi divers et variés que l’humanisme, la politique, l’économie, la religion, la psychanalyse… et également la philosophie en elle-même.


Aussi, j’ai pensé qu’il ne serait peut-être pas inintéressant d’en parler un peu, sans entrer dans de longs sujets autant abstraits qu’ennuyeux, mais plutôt en discutant sur des sujets simples, accessibles à tous, et qui pourtant sont (ou pourraient être) sources de grands débats philosophiques…

Paradoxalement, je vais commencer avec un sujet des plus difficiles de la philosophie – en ce sens que les philosophes n’arrivent pas à se mettre d’accord. Je pense donc qu’il est important de commencer par cette question : Qu’est-ce que la philosophie ?


La philosophie est pour moi une science. Comme toute science, elle a un domaine d’étude – la pensée, et est à la recherche de quelque chose.


C’est sur l’objet de cette quête que les opinions des philosophes divergent : certains affirment que la philosophie est à la recherche de la sagesse, d’une morale, d’autres disent de la vérité, du sens de la vie ou bien d’autres encore du salut (sérénité face au concept de la mort, dont seul les êtres humains ont consciences).


Pour moi, sans pour autant entrer en contradiction avec ce qui a été énoncé, c’est bien plus simple : la philosophie est à la recherche du bonheur, du bien-être général comme de tout un chacun. En étudiant les diverses pensées (du présent comme du passé), la philosophie essaye tout simplement de trouver un moyen de nous faire vivre, de nous faire profiter de notre vie, parce qu’on en a qu’une…


C’est en ce sens que j’aime la philosophie, et que je pense qu’elle est très importante : à l’heure où tout se dirige vers les profits immédiats, vers un certain « individualisme », la philosophie nous apprend comment détourner les yeux de ce qui nous paraît important afin de regarder au plus profond de nous ce qui est vraiment essentiel.


Certes, la société actuelle - avec cet individualisme, cette manière de vivre au jour le jour de plus en plus matérialiste, c’est la philosophie qui en est principalement la cause : à force de nous conseiller de ne plus regarder ni vers le futur, ni vers le passé, mais de profiter de l’instant présent, les philosophes ont amené ce courant de pensée d’après-guerre qui tend à penser de manière égoïste, à ne regarder que son bonheur, que son intérêt. Mais, est-ce un mal en soit ? Ce sont également les philosophes (j’entends par « philosophes » non pas uniquement ceux qui ont pu écrire des livres, mais aussi tous ceux qui ont réfléchi et pensé à une Morale, et donc contribué à faire avancer la Pensée) qui ont amené la société telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est la philosophie qui est à la base - par exemple, des idées humanitaires qui ont donné naissance à la déclaration des droits de l’Homme. Nous nous pensons malheureux dans la société actuelle ? Mais qui serait prêt à retourner vivre comme au début du siècle, avec tout ce que cela impliquerait ? Qui voudrait revenir au temps de la guerre quotidienne, aux inégalités, aux intolérances comme elles étaient - bien pires que ce qu’elles sont aujourd’hui ?


Je suis d’accord que la société actuelle n’est pas parfaite (et je vous dirais franchement : tant mieux !), mais c’est aussi pour cela que la philosophie continue d’exister, de chercher… Sinon, elle serait resté « bloquée » aux dernières déclarations de Freud, Marx, ou Nietzsche (entre autres) : la philosophie est en quête du bonheur, et elle a largement contribué à rendre la société meilleure au fil des siècles, mais elle n’a pas encore totalement atteint son objectif ; elle ne l’atteindra jamais si vous voulez mon opinion, car chaque pas en avant, chaque avantage apporte son lot d’inconvénients – même s’ils restent moindres, qu’il faut tenter de supprimer, encore et toujours (l’être humain n’est-il pas, après tout, un grand insatisfait ?).


C’est pourquoi j’estime que la philosophie n’est pas à la recherche d’un objectif « fini », mais est simplement en quête d’une vie meilleure, et chaque auteur a tenté (et tente toujours) de faire de son mieux, chacun en son temps.


C’est pourquoi j’estime également que nous devrions prendre exemple sur elle et tenter de vivre nos vies du mieux que nous le pouvons, non pas en mettant de côtés les espoirs et les souvenirs (ils ont leur importance), mais en faisant en sorte qu’au crépuscule de notre vie, nous puissions regarder en arrière et être satisfaits, fiers de nous, en un mot : pouvoir se regarder dans une glace. Il est bien entendu que cela comprend une part d’humanisme, mais aussi une part d’individualisme (peut-être pas dans le sens égoïste, mais plutôt dans le sens du cadre familial et proche) – afin de pouvoir profiter et se faire plaisir. Mais ça, c’est un autre sujet.

Par bernadette
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Mercredi 21 mars 2007

SAGESSE ET SOTTISE
Grec : Aux yeux du sot, la parole du sage semble une sottise. (Euripide, Ve s. av.JC)
Bible : La sagesse est pour les sots comme une maison en ruine. (L’Ecclésiastique)
Latin : Les sages apprennent plus des sots que les sots ne s’instruisent à l’exemple des sages. (Caton le Censeur, IIe s. av. JC)
Anglais : Si le sage ne se trompait pas, la vie serait difficile pour les sots. (G. Herbert, 1651)
Français : Le sot a un grand avantage sur l’homme d’esprit ; il est toujours content de lui-même. (Napoléon Ier, 1769-1821)
SALAIRE
Bible : Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain ; l’ouvrier a droit à son salaire. (St Paul, env. 60)
Anglais : Travailler pour rien rend paresseux. (J. Kelly, 1721)
Monténégrin : Même le tombeau du Seigneur a un gardien salarié.
SANTÉ
Grec : La santé, c’est un esprit sain dans un corps sain. (Homère, Ixe s. av. JC)
- La vie est dans la santé, non dans l’existence. (Ariphron, Ve s. av. JC)
- La santé est la qualité la plus méritoire du corps. (Aristote, IVe s. av. JC)
Allemand : De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu’après les avoir perdus et retrouvés. (J.P. Richter, 1818)
- Un mendiant bien portant est plus heureux qu’un roi malade. (A. Schopenhauer, 1851)
Américain : La santé se mesure à l’amour du matin et du printemps. (H.D. Thoreau, 1859)
Anglais : Un corps sain est un hôte, un corps maladif est un geolier. (Fr. Bacon, De dignitate et augmentis scientiarium, 1605)
- Le plus pauvre n’échangerait pas sa santé pour de l’argent, mais le plus riche donnerait tout son argent pour la santé. (C.C. Colton, 1820)
Français : Qui a santé, il a tout ; qui n’a santé, il n’a rien. (Manuscrit du XVe s., sans titre)
- Bonne ou mauvaise santé fait notre philosophie. (Chaullieu, 1695)
- La santé c’est l’unité qui fait valoir tous les zéros de la vie. (Fontenelle, 1657-1757)
- La gaieté, la santé changent l’hiver en été. (Désaugiers, 1813)
- La santé est le trésor le plus précieux et le plus facile à perdre ; c’est cependant le plus mal gardé. (Chauvot de Beauchêne, 1827)
SAVOIR
Antiquité chinoise : Savoir que l’on sait ce que l’on sait et que l’on ne sait pas ce que l’on ne sait pas, voilà le vrai savoir. (Confucius)
Grec : Tout ce que je sais, c’est que je ne sais pas. (Socrate)
Français : Laissez dire les sots : le savoir a son prix. (La Fontaine)
- Savoir pour prévoir, afin de pouvoir. (Auguste Comte, 1798-1857)
SAVOIR-FAIRE
Français : Pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir. (Beaumarchais, 1784)
- Trois savoirs gouvernent le monde : le savoir, le savoir-vivre et le savoir-faire, mais le dernier souvent tient lieu des deux autres. (Ch. Cahier, 1856)
SAVOIR-VIVRE
Américain : Le savoir-vivre, c’est la façon heureuse de faire les choses. (R.W. Emerson, 1860)
Français : Le savoir-vivre est dans le monde plus obligé qu’observé. (J. Sanial Dubay, 1813)
SAVOIR ET IGNORANCE
Grec : Il y a la même différence entre les savants et les ignorants qu’entre les vivants et les morts. (Aristote, Ive s. av. JC)
Anglais : Être conscient que l’on est ignorant est un grand pas vers le savoir. (B. Disraeli, 1845)
Français : L’ignorance vaut mieux qu’un savoir affecté. (Boileau, 1669)
- Ni l’ignorance n’est défaut d’esprit, ni le savoir n’est preuve de génie. (Vauvenargues, 1746)
SCANDALE
Bible : Malheur à celui par qui le scandale arrive. (Evangile selon St Luc, env. 63)
SCEPTICISME
Grec : Le vrai n’est pas plus sûr que le probable.
Français : Il n’est pas certain que tout soit incertain. (Pascal, 1670)
- Le scepticisme est la carie de l’intelligence. (Victor Hugo, 1862)
SOI
(connaissance de) Grec : Connais-toi toi-même. (Précepte de Thalès de Milet, VIIe s. av. JC)
- Chacun est l’ennemi de soi-même. (Anarchasis, VIe s. av. JC)
Antiquité chinoise : Se voir soi-même, c’est être clairvoyant
- Je n’ai pas encore vu un homme qui ait pu apercevoir ses défauts et qui s’en soit blâmé intérieurement. (Confucius, VIe s. av. JC)
Latin : Descendez en vous-même, et vous reconnaîtrez la pauvreté de votre demeure.
Sanskrit : Mon propre moi est à la fois mon ami et mon ennemi.
Allemand : Dans la science de soi, nul n’est passé maître. (G.C. Lichtenberg, 1799)
- C’est un grand défaut que de se croire plus que l’on n’est et de s’estimer moins que l’on ne vaut. (Goethe, 1749-1832)
Américain : C’est quelqu’un d’autre qui peut dire à l’escargot comment est sa coquille. (E. Hubbard, 1923)
Anglais : L’œil voit tout et ne se voit pas lui-même. (Henry Smith, 1585)
- Nul n’est pire pour connaître le pire de soi. (Th. Fuller, 1732)
Bulgare : Si tu ne te trouves pas d’ennemi, songe que ta mère en a mis un au monde.
Chinois : Connaître autrui n’est que science ; se connaître soi-même, c’est intelligence.
Espagnol : Il y a des miroirs pour le visage, il n’y en a pas pour l’esprit. (Balatasar Gracian, 1647)
Français : Apprends à te connaître, et descend en toi-même. (Corneille, 1640)
SOUVENIR
Tchèque : Les bons souvenirs durent longtemps, les mauvais plus encore.
STYLE
Grec : La première qualité du style, c’est la clarté. (Aristote, IV s. av. JC)
Latin : Le style est le vêtement de la pensée. (Sénèque, Lettre à Lucillius, env. 64)
Français : Le style n’est rien, mais rien n’est sans le style. (Rivarol, 1753-1801)
SUBTILITE
Anglais : Celui qui ne sait pas faire de distinctions n’entrera jamais bien dans les affaires, mais celui qui en fait trop n’en sortira jamais bien. (Fr. Bacon, 1625)
Français : La trop grande subtilité est une fausse délicatesse, et la véritable délicatesse est une solide subtilité. (La Rochefoucauld, 1665)
Italien : A trop s’amincir, on se rompt. (Pétrarque, XIVe s.)
SUPERIEUR ET SUBALTERNE
Antiquité chinoise : C’est une loi universelle que les uns travaillent de leur intelligence et les autres de leurs bras. (Mencius, IVe s. av. JC)
Grec : Le supérieur s’indigne de la concurrence de son inférieur. (Aristote, IVe s. av. JC)
Latin : Chercher un refuge auprès d’un inférieur, c’est se livrer soi-même. (Publilius Syrus)
Espagnol : Là où tu as été page, ne sois pas écuyer.
 
 

 

TACT
Hébreu : S’il y a un pendu dans la famille, ne dis pas : « Tiens, pends ce poisson ». (Le Talmud, Baba Metzia, Ve s. – D’où le proverbe général : il ne faut pas parler de corde dans la maison d’un pendu.)
Anglais : Ne me parlez pas de mes dettes, à moins que vous ne les vouliez payer. (G. Herbert, Jacula prudentum, 1651)
Français : Le tact, c’est le bon goût appliqué au maintien et à la conduite. (Chamfort)
- Quand mes amis sont borgnes, je les regarde de profil. (J. Joubert, 1754-1824)
- L’esprit ne peut remplacer le tact ; le tact peut suppléer à beaucoup d’esprit. (La Rochefoucauld, 1863)
TALENT
Allemand : Souffler dans la flûte, ce n’est pas en jouer, il faut mouvoir les doigts. (Goethe)
Français : Le talent est un don que Dieu nous a fait en secret et que nous révélons sans le savoir. (Montesquieu, 1689-1755)
TESTAMENT
Polonais : Le testament du mort est le miroir de sa vie.
TITRES ET DIGNITES
Allemand : Les titres ne sont que la décoration des sots, les grands hommes n’ont besoin que de leur nom. (Frédéric II, lettre à Voltaire)
Anglais : L’homme se pèse, non le titre. (William Wycherley, 1676)
Italien : Ce n’est pas le titre qui honore l’homme, mais l’homme qui honore le titre. (Machiavel, 1515)
TROMPERIE
Latin médiéval : Il n’y a pas de fraude à tromper un trompeur. (fallere fallentem non est fraus)
Allemand : On n’est jamais trompé, on se trompe soi-même. (Goethe, 1749-1832)
Espagnol : Le renard en sait beaucoup, mais celui qui le prend en sait davantage. (Cervantès)
Français : Le vrai moyen d’être trompé, c’est de se croire plus fin que les autres. (La Rochefoucauld, 1665) A trompeur, trompeur et demi. (Noël du Fail) Tel est pris qui croyait prendre (La Fontaine, 1678)
TYRANNIE
Grec : Rien n’est plus rare qu’un tyran qui vieillit. (Thalès de Milet, VIe s. av. JC)
Anglais : Il est temps de craindre quand un tyran veut vous embrasser. (Shakespeare)
Latin : Rien n’est plus irritable que l’oreille d’un tyran. (Juvénal, env. 120)
Français : Chacun baise en tremblant la main qui nous enchaîne. (Voltaire, 1743)
- Tout homme est soldat contre la tyrannie. (Voltaire, 1769)
 
 

 
VALOIR (se faire)
Latin : Tu vaudras aux yeux des autres ce que tu seras à tes yeux. (Tanti eris allis, quanti tibi fueris - Attribué généralement à Cicéron, mais sans référence).
Français : Rien ne devrait plus humilier les hommes qui ont mérité de grandes louanges, que le souci qu’ils prennent encore de se faire valoir pour de petites choses. (La Rochefoucauld, 1665)
- Il arrive souvent que l’on nous estime à proportion que nous nous estimons nous-mêmes. (Vauvenargues, 1746)
- Avoir de la considération pour soi vous attire quelquefois celle des autres. (Chamfort, 1741-1794)
Suédois : L’art de se faire valoir l’emporte souvent sur ce que l’on vaut en effet, et la réputation sans mérite laisse souvent loin derrière elle le mérite sans réputation. (Chancelier Oxenstierna, 1583-1654)
VANITAS VANITATUM
Bible : Vanité des vanités et tout est vanité
Latin médiéval : Tout est dérision, tout est poussière, et tout n’est rien. (Omnia risus, omnia pulvis, et omni anil sunt)
Chinois : La vie est comme l’illusion d’un songe, et les richesses et les honneurs sont comme les nuages qui flottent dans l’air.
Français : Tout lasse, tout casse, tout passe. (Proverbe du moyen Age)
Russe : Même la gloire du fleuve s’achève à la mer.
VANITE
Hébreu : Dans une cassette, une seule pièce fait beaucoup de bruit. (Le Talmud, Baba Metzia, Ve s.)
Anglais : Si un homme a une grande idée de lui-même, on peut être sûr que c’est la seule grande idée qu’il ait jamais eu dans sa vie. (A. Esquiros, 1838)
Espagnol : Quand le paon regarde ses pieds, il défait sa roue. (Cervantès)
Suédois : Le plus intime de nos conseillers, et celui dont les avis prévalent le plus souvent, c’est la vanité. (Chancelier Oxenstierna, 1583-1654)
Français : La sottise et la vanité sont compagnes inséparables. (Beaumarchais, 1792)
- Ce qui rend la vanité des autres insupportable, c’est qu’elle blesse la notre. (La Rochefoucauld, 1665)
VICISSITUDES
Grec : Le malheur finit par se lasser ; les vents ne soufflent pas toujours avec la même violence. (Euripide, Ve s. av. JC)
Latin médiéval : Après la pluie, le beau temps. (Alain de Lille)
VIE
Grec : Vivre n’est pas un mal, mais mal vivre. (Diogène le Cynique, Ive s. av. JC)
Latin : Les hommes se transmettent la vie comme les coureurs se passent le flambeau. (Lucrèce, De natura rerum, 60 av. JC)
VILAIN
Arabe : Les hommes vils ont le caractère ainsi fait ; lorsque tu les aimes, ils éprouvent du dégoût.
Basque : A colleter un gueux, on devient pouilleux. (A. Oihenart, 1657)
Français : Qui prie le vilain se fatigue en vain.
- Vilain enrichi ne connaît ni parent ni ami. (Gabriel Meunier, 1568)
Italien : Quand on peigne un galeux, il ne faut pas s’attendre à un remerciement. (Boccace, 1350)
VISAGE
Grec : Un beau visage est un avantage préférable à toutes les lettres de recommandation. (Aristote, Ive s. av. JC)
Latin : Pour l’homme sagace, la physionomie est un langage. (Publilius Syrus, Ier s. av. JC)
- Le visage est l’image de l’âme. (Cicéron, 50 av. JC)
Français : Les visages souvent sont de doux imposteurs. (Corneille, 1643)
- La physionomie n’est pas une règle qui nous soit donnée pour juger des hommes : elle nous peut servir de conjecture. (La Bruyère, 1688)
Persan : Un beau visage est la clef des portes closes.
VULGAIRE
Sanskrit : La société du vulgaire est pire que le poison.
Espagnol : Le vulgaire ne compte point les coups qui portent, mais ceux que tu manques. (Baltasar Gracian, 1647)
Italien : Le vulgaire se prend toujours aux apparences et ne juge que par l’événement. (Machiavel, 1514)
Mongol : Le sage parle des idées, l’intelligent des faits, le vulgaire de ce qu’il mange.

VULGARITE
Sanskrit : La société du vulgaire est pire que le poison. (Hitopadeça)
Français : Le vulgaire est de tous les états. (Voltaire, le siècle de louis XIV, 1751)
Mongol : Le sage parle des idées, l’intelligent des faits, le vulgaire de ce qu’il mange.

                         

           

       

          

           

Par bernadette
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Mardi 20 mars 2007
 
 
 
PARAITRE
Espagnol : Les choses ne sont point ce qu’elles sont, mais ce qu’elles paraissent être. (Baltasar Gracian, 1647)
Français : Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d’essayer de paraître ce que nous ne sommes pas. (La Rochefoucauld, 1665)
PARDON
Latin : On peut être cruel en pardonnant et miséricordieux en punissant. (Saint Augustin)
Anglais : La miséricorde surpasse la Justice. (Chaucer, 1282)
- Errer est humain, pardonner est divin. (A . Pope, 1711)
Français : Qui pardonne aisément invite à l’offenser. (Corneille, 1640)
Italien : Il nous est ordonné de pardonner à nos ennemis, mais il n’est écrit nulle part que nous ayons l’ordre de pardonner à ses amis. (Cosme de Médicis, 1389-1464)
PARENTE
Latin : C’est l’affection qui fait la parenté. (Phèdre, 25 av. JC)
Yiddish : Où il n’y a pas d’argent, il n’y a pas de parents.

PARENTS et ENFANTS
Grec : Même si on est outragé, on ne peut haïr ses enfants. (Sophocle, Ve s. av. JC)
Bible : Les enfants des enfants sont la couronne des vieillards, et les pères sont la gloire de leurs enfants.
Allemand : Un père prend davantage soin de dix enfants, que dix enfants n’en prennent d’un père. (J.P. Richter, 1818)
Danois : Enfants petits, petits soucis ; enfants grandis, grands soucis.
Estonien : Neuf enfants trouvent place entre les bras de leur père, mais il n’y a jamais assez de place pour un père dans les maisons de neuf fils.
Français : Quand le rossignol a vu ses petits, il ne chante plus. (Quand on a des enfants, on perd la gaieté)
Persan : Parents, ménagez les larmes de vos enfants dans leur jeunesse, si vous voulez qu’ils puissent en répandre sur votre tombe.
Turc : La fleur est produite par le fumier et le fumier est produit par la fleur.
PAROLES ET ECRITS
Latin : Les paroles s’envolent, les écrits restent. (Verba volant, scripta manent)
Chinois : L’encre la plus pâle vaut mieux que la meilleure mémoire.
Espagnol : Que le papier parle et que la langue se taise. (Cervantès, 1615)
PASSE (le)
Latin : L’âge présent ne vaut pas celui des aïeux. (Horace, 23 av. JC)
PASSE (Actes et faits)
Français : Nos actes nous suivent. (Paul Bourget, 1927)
Yiddish : Un homme est ce qu’il est, non ce qu’il était.
PAUVRETE
Grec : La pauvreté dompte l’homme de bien plus que tout autre mal, plus que la vieillesse aux cheveux blancs, plus que le frisson de la fièvre. (Théognis de Mégare, VIe s. av. JC)
- Une vie qui cherche sa vie n’est pas une vie. (Ménandre, IVe s. av. JC)
- Nul n’est moins chanceux que le pauvre. (Ménandre)
- La pauvreté est l’aiguillon des arts. (Théocrite, IIIe s. av. JC)
Bible : Le pauvre est odieux, même à son ami.
- La sagesse du pauvre est méprisée et ses paroles ne sont pas écoutées.
Latin : On ne peut dépouiller un homme nu. (Plaute, IIe s. av. JC)
- En te faisant naître nu, la nature t’avertit de supporter patiemment le fardeau de la pauvreté. (Denys Caton, Disticha de moribus ad filum)
- La pauvreté est la mère du crime. (Cassiodore, VIe s.)
Anglais : Il est plus facile de louer la pauvreté que de la supporter. (J.Heywood, 1546)
Français : En grande pauvreté ne gît pas grande loyauté. (Villon, 1461)
- Quand on est pauvre, on n’a que la ressource d’être sage. (Florian, 1790)
Jamaïquain : Le pot vide ne déborde pas.
Polonais : Au pauvre, même sa nuit de noces est courte.
Serbe : A quoi sert l’étendue du monde quand nos souliers sont trop étroits ?
Suédois : La pauvreté a un privilège bien glorieux, c’est celui d’être l’hôtesse de la tempérance.
PETITS (les)
Grec : Une fourmi elle-même a sa colère. (Zénobios , IIe s. av. JC)
Anglais : le plus petit ver se retourne si on le piétine. (J. Heywood, 1546)
- Aux petites gens, les petites choses sont grandes. (O. Goldsmith, 1764)
- Les petites choses affectent les petits esprits. (B. Disraeli, 1845)
Espagnol : Traite les petits comme tu voudrais être traité par les grands.
Serbe : La foudre ne frappe pas l’ortie.
Yiddish : En terre noire pousse le meilleur blé. (Les simples ont souvent un cœur excellent)
PEUPLE
Antiquité chinoise : On peut forcer le peuple à suivre les principes de la justice et de la raison; on ne peut pas le forcer à les comprendre. (Confucius, VIe s. av. JC)
Grec : Le peuple, le feu et l’eau sont des forces indomptables. (Phocylide de Milet, VIe s. av. JC)
Allemand : Les peuples et les troupeaux n’éprouvent point de vertiges sur le bord des précipices, mais l’homme en éprouve. (J.P. Richter, 1818)
Français : Il est besoin que le peuple ignore beaucoup de choses vraies et en croie beaucoup de fausse. (Montaigne, 1580)
- Il faut sauver les peuples malgré eux. (Napoléon Ier, 1769-1821)
PIETE
Arabe : La piété est entre les boucles d’oreilles et la joue ; elle n’est pas sur les sommets des montagnes. (L’homme vraiment pieux n’est pas l’ascète, mais celui qui, devant la tentation, contraint sa passion).
Français : La piété est au cœur ce que la poésie est à l’imagination. (J. Joubert, 1754-1824)
PITIE
Latin : Celui qui a pitié se souvient de lui-même. (Publilius)
Arabe : Qui est borgne a pitié des aveugles.
Français : La pitié est le contrepoison de tous les fléaux de ce monde. (Voltaire, 1777)
PLAISIR (généralités)
Latin : Le plaisir retardé est un agréable tourment. (Publilius Syrus)
Anglais : La vie serait supportable sans les plaisirs. (Lord Palmerston, 1784-1865)
Chinois : Les beaux chemins ne mènent pas loin.
Français : N’a de plaisir qui ne s’en donne. (Passerat, 1534-1602)
- Un plaisir est plus grand qui vient sans qu’on y pense. (Théophile de Viau, 1617)
- Le plaisir le plus délicat est de faire celui d’autrui. (La Bruyère, 1688)
- Le bonheur ressemble à un diamant, et le plaisir à une goutte d’eau. (Chevallier de Boufflers, 1816)
PLAISIR ET PEINE (pas de plaisir sans peine)
Grec : On ne devient pas champion sans suer. (Epictète, IIe s. av. JC)
Anglais : Pas de douceur sans sueur. (No sweet without sweat – Th. Fuller, 1732)
PLAISIR ET PEINE (Tout plaisir s’accompagne de peine)
Grec : Le plaisir est l’appât du mal. (Platon, IVe s. av. JC)
- Le plaisir n’est pas un mal en soi, mais certains plaisirs apportent plus de peine que de plaisir. (Epicure, IIIe s. av. JC)
Latin : Telle est la volonté des dieux ; tout plaisir s’accompagne de peine. (Plaute, IIe s. av. JC)
- De la source même des plaisirs surgit on ne sait quelle amertume. (Lucrèce, 60 av. JC)
Tchèque : Le plaisir et la peine couchent dans le même lit.
PLUME
Anglais : César serait mort dans la mémoire des hommes si sa plume n’avait porté secours à son épée. (Henry Vaughan, 1650)
POESIE
Grec : On ne peut être poète sans quelque folie. (Démocrite d’Abdère, IVe s. av. JC)
- La race des poètes possède la liberté. (Démosthène, IVe s. av. JC)
Français : L’art ne fait que des vers, le cœur seul est poète. (André Chénier, 1762-1794)
- La société a besoin de poètes, comme la nuit a besoin d’étoiles.
POLITESSE
Grec : Il y a dans la politesse charme et profit. (Euripide, Ve s. av. JC)
Proverbe général : On va plus loin le chapeau à la main que le chapeau sur la tête.
Allemand : Ce n’est pas du sentiment que veut le monde, c’est de la politesse. (Goethe)
- Il y a une politesse du cœur qui est parente de l’affection. (Goethe)
Français : La politesse est à l’esprit ce que la grâce est au visage. (Voltaire, 1764)
Indien : On demande le parfum à la fleur et à l’homme la politesse.
Libanais : Un démon poli vaut mieux qu’un saint grossier.
Persan : La politesse est une monnaie qui enrichit non point celui qui la reçoit, mais celui qui la dépense.
POLITIQUE
Anglais : La politique et la théologie sont les deux seules grandes questions. (Gladstone, 1880)
Français : En politique comme en amour, il n’y a point de traités de paix, ce ne sont que des trêves. (G. de Lévis, 1808)
PRECOCITE
Hébreu : Pendant que l’épine est jeune, elle pousse ses pointes. (Le Talmud, Genesis Rabbah – D’où le proverbe général : Tôt pique ce qui sera épine)
Allemand : Amateur de cerises est précoce grimpeur.
Arabe : Le coq beau parleur chante dès qu’il sort de l’œuf.
PREDICTION
Malgache : « Si ce n’est un garçon, ce sera une fille », prédit le devin.
PROMESSE
Proverbe général : La promesse est une dette. (Variante française : chose promise, chose due)
Anglais : L’homme qui est apte à promettre est apte à oublier.
Arabe : On connaît les hommes à la sueur et à la parole donnée.
Espagnol : Les promesses sont les trappes ou se prennent les sots. (Baltasar Gracian, 1647)
Français : Le plus lent à promettre est toujours le plus fidèle à tenir. (J.J. Rousseau, 1712-1778)
PROPHETE
Bible : Gardez-vous des faux prophètes déguisés en agneaux, car ce sont des loups ravisseurs. (Evangile selon St Matthieu, env. 65)
 
 
 
QUALITE
Anglais : Toutes les fleurs ne sont pas dans une guirlande. (Th. Fuller, 1732)
Français : On ne doit pas juger d’u homme par ses grandes qualités, mais par l’usage qu’il en sait faire. (La Rochefoucauld, 1665)
- On estime les vertus, mais ce sont les qualités que l’on aime. (J. Joubert, 1754-1824)
QUALITE ET DEFAUT
Grec : Le sol riche produit aussi de mauvaises herbes. (Plutarque)
Anglais : Le paon a de belles plumes, mais de vilaines pattes.
- On a toujours les défauts de ses qualités, rarement les qualités de ses défauts ; toutes les roses ont des épines, toutes les épines n’ont pas des roses.(H.G. Welle, 1938)
Français : Nous plaisons plus souvent dans le commerce de la vie par nos défauts que par nos bonnes qualités. (La Rochefoucauld, 1665)
Turc : Pour l’amour d’une rose, le jardinier est le serviteur de mille épines.
QUALITE (bonne et mauvaise)
Latin : La bonne marchandise trouve facilement acquéreur. (Plaute, IIe s. av. JC)
Français : Le mauvais couteau coupe le doigt et non le bois. (G. Meurier, 1568)
QUALITE ET QUANTITE
Grec : La lionne n’a qu’un petit, mais c’est un lion. (Esope)
Français : Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème. (Boileau, 1674)
Libanais : Dix chèvres forment un petit troupeau ; quatre vaches, un vrai troupeau.
QUERELLE
Grec : Il faut être deux pour se quereller. (Socrate, Ve s. av. JC)
Anglais : Mieux vaut arriver sur la fin d’un reps qu’au commencement d’une querelle. (J. Heywood, 1548)
Français : Le plus sage se tait. (Pierre Gringore, 1528)
- Les querelles ne dureraient pas si longtemps, si le tort n’était que d’un côté. (La Rochefoucauld, 1665
 
 
 
REGLE D’OR
Antiquité chinoise : Jugez des autres par vous-même et agissez envers eux comme vous voudriez que l’on agît envers vous-même. (Confucius)
Grec : Il faut se conduire avec ses amis comme on voudrait les voir se conduire avec soi. (Aristote)
RELIGION
Anglais : Une bonne vie, voilà la vraie religion. (Th. Fuller, 1732)
Chinois : Chacun interprète à sa manière la musique des cieux.
Français : La religion ne nous fait pas bons, mais elle nous empêche de devenir trop mauvais. (Louis de Bonald, 1754-1840)
- La religion est comme l’eau douce que l’on emporte sur la haute mer : il faut la ménager. (Maurice Barrès, 1862-1923)
RICHESSE
Grec : La richesse engendre la satiété, et la satiété la démesure. (Solon d’Athènes, VIe s. av. JC)
- Les richesses qui ne sont pas dans l’âme ne nous appartiennent pas. (Démophile, VIe s. av. JC)
- L’opulence a sa misère ; elle est lâche et tient à la vie. (Euripide, Ve s. av. JC)
Latin : Chacun dit : Est-il riche ? Nul ne dit : Est-il juste ?
RIDICULE
Allemand : Il n’est chose au monde par laquelle les gens dessinent mieux leur caractère que par ce qu’ils trouvent ridicule. (Goethe)
Français : Le ridicule déshonore plus que le déshonneur. (La Rochefoucauld, 1665)
- Il faut tirer le ridicule avec grâce et d’une manière qui plaise et qui instruise. (La Bruyère)
- On est moins révolté du vice que choqué du ridicule.
RIRE ET PLEURER
Latin médiéval : Tel qui rit aujourd’hui pleurera demain. (Is ridet qui cras flebit – Cf. Racine, les Plaideurs)
Français : Je me presse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer. (Beaumarchais, 1775)
Indien : Si un homme rit, c’est d’autrui ; s’il pleure, c’est sur lui-même.
Yiddish : Quand tu ris, tout le monde le remarque, quand tu pleures, personne ne le voit.
RUSE
Grec : Quand la peau du lion ne peut suffire, il faut y coudre la peau du renard. (Lysandre)
Latin médiéval : Le renard ne chasse jamais près de sa tanière . (J. Clarke)
Français : La ruse la plus ourdie peut nuire à son auteur. (D’après La Fontaine, 1668)
 
 
Par bernadette
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Mardi 20 mars 2007
 
 
 
MAITRE ET SERVITEUR
Chinois : Si vous employez un homme, il ne faut pas douter de lui ; si vous doutez de lui, il ne faut pas l'employer.
Espagnol : Qui s'attache à bon arbre en reçoit une bonne ombre. (Cervantès, 1615)
MAITRESSE ET SERVANTE
Quand la maîtresse fait un faux pas, la servante ne s'inquiète plus de boiter des deux pieds. (Cervantès, 1605)
Kurde : Quand la tasse est cassée par la maîtresse de maison, on n'entend aucun bruit.
MALHEUR
Grec : C'est un malheur de ne pouvoir supporter le malheur. (Bias, VIe s. av. JC)
- Le malheur ne distingue pas, dans sa course errante, il se pose aujourd'hui sur l'un et demain sur l'autre. (Eschyle, Ve s. av. JC)
Latin : Le rire est une insulte au malheur. (Publilius Syrus, Ier s. av. JC)
Arabe : Trois choses donnent la mesure de l'homme : le commandement, la richesse et le malheur.
Français : Plus le malheur est grand, plus il est grand de vivre. (Crébillon, 1754)
Italien : Qui a la porte n'a sa croix, l'aura à la fenêtre.
MANIERES
Allemand : Les manières sont un miroir dans lequel chacun montre son visage. (Goethe)
Anglais : Les belles manières sont une traduction de la vertu en langue vulgaire. (Fr. Bacon, 1605)
Français : Les manières, que l'on néglige comme de petites choses, sont souvent ce qui fait que les hommes décident de nous en bien ou en mal. (La Bruyère, 1688)
MARI ET FEMME
Grec : Il est une loi qui ordonne à l'homme de chérir sa femme et à la femme de faire ce que désire l'époux. (Euripide, Ve s. av. JC)
Latin : Une femme fidèle commande à son mari en lui obéissant. (Publilius Syrus)
- L'amour niche dans les rides. (Stobée)
Anglais : Pour faire un bon mariage, il faut que le mari soit sourd et la femme aveugle. (Richard Taverner, 1539)
- Un homme peut devenir riche sans la permission de sa femme. (J. Heywood, 1546)
- Quand on est deux sur un cheval, il y en a un qui doit être en croupe. (Shakespeare)
- Le mari qui raconte les nouvelles à sa femme est récemment marié. (G. Herbert, 1651)
- Si le mari n'est pas à la maison, il n'y a personne. (G. Herbert, 1651)
- Quand un homme et une femme sont mariés, ils ne deviennent plus qu'un ; la première difficulté est de décider lequel. (H.L. Mencken, 1942)
Basque : Ce que le loup fait, à la louve plaît.
Chinois : La concorde entre époux et épouse est semblable à la musique de la harpe et du luth.
- Plus une femme aime son mari, plus elle le corrige de ses défauts ; plus un mari aime sa femme, plus il augmente ses travers.
- Enseignez votre fils dans la salle de séjour, et votre femme sur l'oreiller.
Français : La maison est à l'envers lorsque la poule chante aussi haut que le coq. (Noël du Fail, 1585)
- Mari et femme sont joints ensemble comme la mie et la croûte. (Béroalde de Verville, 1612)
- On ne s'aime bien que quand on n'a plus besoin de se le dire. (Ch. Cahier, 1856)
Maltais : Seuls le pot et la cuiller savent ce que le pot contient.
Russe : Aime ta femme comme ton âme et secoue-la comme un poirier.
- Tu attendras sept années de mariage pour faire des louanges de ta femme.
Serbe : La femme porte son mari sur son visage, le mari reflète sa femme sur sa chemise.
MARI ET FEMME (querelles de ménage)
Grec : Il ne faut pas cajoler sa femme ni la quereller en présence d'étrangers : ceci est une folie, ceci est une sottise. (Cléobule de Rhodes, VIe s. av. JC)
- La femme est à l'homme un orage domestique. (Ménandre, IVe s. av. JC)
Italien : L'homme est le seul animal qui injurie sa compagne. (L'Arioste, 1532)
MARIAGE (Généralités)
Grec : Le mariage est un mal, mais c'est un mal nécessaire. (Ménandre, IVe s. av. JC)
- Qui veut se marier est sur la voie du repentir. (Philémon, IIIe s. av. JC)
- Le mariage est le seul mal qui soit recherché. (Zénobios, IIe s. av. JC)
Latin : C'est le coeur et non le corps qui rend l'union inaltérable. (Publilus, Ier s. av. JC)
- La couche nuptiale est l'asile des soucis, c'est le lit où l'on dort le moins. (Juvénal, env. 120)
Hébreu : Les mariages sont écrits au ciel. (Le Talmud, Ve s. av. JC)
Anglais : Qui se marie à la hâte se repent à loisir. (Chronicles d'England, 1577)
- Il reste à savoir si le mariage est un des sept sacrements ou un des sept péchés capitaux. (J. Dryden, 1681)
- Les amoureux rêvent, les époux sont réveillés. (A. Pope, 1714)
- Le flambeau de l'hymen est une lanterne sourde. (Samuel Richardson, 1740)
Chinois : Le mariage est comme une place assiégée, ceux qui sont dehors veulent y rentrer, et ceux qui sont dedans veulent en sortir.
Estonien : Si la fournée de pain est manquée, cest une semaine perdue ;
Si la moisson est mauvaise, c'est une année perdue ;
Si le mariage est funeste, c'est une vie perdue.
Français : En l'entreprise du mariage, chacun doit être arbitre de ses propres pensées, et de soi-même prendre conseil. (Rabelais, 1546)
- Les mariages se font au ciel et se consomment sur la terre. (Antoine Loisel, 1607)
- Ne mets ton doigt en anneau trop étroit. (Moisant de Brieux, 1672)
Polonais : La femme pleure avant le mariage, et l'homme après.
MARIAGE ET AMOUR
Allemand : L'amour est aveugle, mais le mariage lui rend la vue. (G.C. Lichtenberg, 1799)
Finlandais : L'amour est un jardin fleuri et le mariage un champ d'orties.
Français : Qui se marie par amour a de bonnes nuits et de mauvais jours. (Gabriel Meurier, 1568)
- L'amour est souvent un fruit du mariage. (Molière, 1660)
- Pour être heureux, le mariage exige un continuel échange de transpirations. (Napoléon Ier)
MARIAGE ASSORTI
Grec : Une jeune femme mariée à un vieux mari est une barque qui n'obéit pas au gouvernail et qui s'en va souvent la nuit chercher un autre port. (Théognis de Mégare, VI e s. av. JC)
Tchèque : A jeune femme et vieux mari, des enfants ; à vieille femme et jeune mari, des querelles.
Yiddish : Quand un vieil homme épouse une jeune femme, l'homme rajeunit et la femme vieillit.
MARIAGE CONSANGUIN
Berbère : Eloigne toi du sang, afin qu'il ne te salisse pas.
MARIAGE (remariage)
Anglais : Le remariage est le triomphe de l'espérance sur l'expérience. (S. Johnson, 1770)
MATURITE
Latin : Il n'y a pas de fruit qui n'ait été âpre avant d'être mûr. (Publilius Syrus, Ier s. av. JC)
MAXIME
Français : Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer. (Pascal, Pensées, 1670)
- Les maximes des hommes décèlent leur coeur. (Vauvenargues, 1746)
- Une maxime doit être un fruit de l'arbre de la vie.
MEMOIRE
Anglais : La mémoire est la sentinelle de leesprit. (Shakespeare, Macbeth, 1605)
Français : La mémoire est toujours aux ordres du coeur. (Rivarol, 1753-1801)
Chinois : L'encre la plus pâle vaut mieux que la meilleure mémoire.
MENSONGE
Hébreu : Le mensonge n'a pas de pieds. (Cité par J. Ray, Adagia hebraica)
MEPRIS
Suédois : Il est certaines gens dont l'indifférence et le mépris font plus d'honneur que l'amitié et les louanges.
MILIEU (influence du)
Latin : Si le vase n'est pas pur, tout ce qu'on y verse aigrit. (Horace)
Hébreu : Au milieu des épines, le myrte reste le myrte. (Le Talmud)
Français : Dès que les bêtes sont en nombre, l'homme d'esprit n'est plus qu'un sot. (A.P. Dutramblay, 1810)
Letton : Les arbres poussent droit dans une forêt dense.
Russe : Quand on vit au milieu des roses, on en prend malgré soi le parfum.
MINE
Latin : L'aspect des guerriers est pour une part dans la victoire. (Publilius Syrus, Ier s. av. JC)
Anglais : On ne pend pas un homme sur sa mine.
Chinois : L'homme sobre qui a le nez rouge passe pour un ivrogne.
Français : Garde-toi, tant que tu vivras, de juger des gens sur la mine. (La Fontaine, 1668)
MISERE
Arabe : La misère ne tue pas, mais ces insultes ne s'effacent point.
Français : Nous ne sommes pas si misérables comme nous sommes vils. (Montaigne, 1580)
- Il y a une espèce de honte d'être heureux à la vue de certaines misères. (La Bruyère, 1668)
MORALE
Américain : La morale, ce n'est pas seulement être bon, mais aussi être bon à quelque chose. (H.D. Thoreau, 1854)
Anglais : La morale est exacte comme les mathématiques. (B. Whichcote, 1753)
- Un co'ur droit n'admet pas plus d'accommodement en morale qu'une oreille juste n'en admet en musique. (G. de Lévis, 1808)
MORT (généralités)
Bible : Tu es poussière et tu retourneras poussière. (Genèse, VIIIe s. av.JC)
- Pleure doucement sur le mort, car il a trouvé le repos. (L'Ecclésiastique)
- Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. (L'Ecclésiastique)
Antiquité chinoise : Quand l'oiseau est près de mourir, son chant devient triste ; quand l'homme est près de mourir, ses empreintes portent l'empreinte de la vertu. (Confucius)
Grec : Le sage doit quitter la vie avec autant de décence qu'il se retire d'un festin. (Démophile)
- La mort prévue est la plus odieuse des morts. (Bacchylide de Céos, Ve s. av. JC)
- C'est une malédiction pour les épis de ne pas être moissonnés, et ce serait une malédiction pour les hommes de ne pas mourir. (Epictète, début du IIe s.)
Latin : La mort est un grand bien, puisqu'elle n'est pas un mal. (Publilius Syrus)
- La mort est quelquefois un châtiment, souvent c'est un don ; pour plus d'un, c'est une grâce. (Sénèque)
Allemand : Trois choses entrent dans une maison sans se faire annoncer : les dettes, la vieillesse et la mort.
Anglais : Nul cimetière si beau que l'on souhaite y être enterré aussitôt.
Arabe : Mieux vaut être assis que debout, couché qu'assis, et mort que couché.
Danois : La mort est l'amie du mourant.
Espagnol : La mort est un moissonneur qui ne fait pas la sieste. (Cervantès, 1615)
Malgache : A rechercher un pays où il n'y ait pas de tombeaux (ou l'on ne meure pas) on arrive dans un pays de cannibales.
Tahitien : Le mourant dit qu'il va aller compter les étoiles et qu'il reviendra quand il les aura toutes comptées.
Yiddish : L'ange de la mort tue et s'en va sanctifié.
MORT (crainte de la)
Grec : Ce n'est pas la mort qui est redoutable, mais la mort avec déshonneur. (Epictète)
Anglais : Les hommes craignent la mort par la même raison que les enfants ont peur dans les ténèbres. (Fr. Bacon, 1605)
Français : Craindre la mort, c'est faire trop d'honneur à la vie. (Th. Jouffroy, 1836)
MORTS VONT VITE (les)
Français : La recommandation d'un mort est bien peu de chose auprès des vivants. (Diderot, 1713-1784)
 
 
 
NATURE
Grec : La nature ne fait rien sans objet. (Aristote, IVe s. av. JC)
Latin : Jamais la nature n'eut un langage et la philosophie un autre. (Juvénal, env. 120)
Latin médiéval : On ne commande à la nature qu'en lui obéissant. (Natura non nisi parendo vincitur - Cité par Français Bacon. De dignitate et augmentis scientiarum).
- La nature a horreur du vide.(Natura abhomet vacuum. - Cité par Rabelais, Garguantua.
Français : Nature peut tout et fait tout. (Montaigne, 1580)
- Jamais la nature ne nous trompe, c'est toujours nous qui nous trompons. (J.J. Rousseau, 1762)
- On conduit la nature, on ne la change pas. (Voltaire, 1775)
NATUREL (le)
Bible : Un léopard changera t-il ses taches ? (Jérémie, VIIe s. av. JC)
Grec : On ne peut apprendre au crabe à marcher droit. (Aristophane, Ive s. av. JC)
- Le loup peut changer de peau, non de naturel. (Apostolius, Proverbes ; XVe s. - Variante moderne : Le loup mourra dans sa peau, si on ne l'écorche vif.)
Latin : Chassez le naturel avec une fourche, il reviendra toujours en courant. (Horace, Epîtres, 17 av. JC)
- Le renard change de poils, non d'esprit. (Suétone, env. 120)
Allemand : Mettez une grenouille sur un trône d'or, et aussitôt elle sautera dans sa mare. (Ch. Rozan, 1902)
Anglais : La lente deviendra un pou. (Olivier Cromwell (1599-1658)
Chinois : Quand l'escargot bave, ne lui en demandez pas la raison.
Espagnol : Chacun est comme Dieu l'a fait, et bien souvent pire. (Cervantès, 1615)
Français : Chassez le naturel, il revient au galop. (Destouches, 1732)
Georgien : Le chien aboie, même à Jérusalem.
Russe : Le loup apprivoisé rêve toujours de la forêt.
NECESSAIRE ET SUPERFLU
Latin : N'achetez pas ce qui est utile, mais ce qui est nécessaire. (Caton le Censeur, IIe s. av. JC)
Américain : Si vous achetez ce qui est superflu, vous vendrez bientôt ce qui est nécessaire. (B. Franklin, 1757)
NECESSITE (ce dont on ne peut se passer)
Grec : Le pouvoir habite près de la nécessité. (Pythagore, VIe s. av. JC)
Latin : La nécessité ne sait que vaincre. (Publilius Syrus, Ier s. av. JC)
Latin médiéval : La nécessité n'a pas de loi et c'est ainsi qu'elle excuse la dispense. (Saint Bernard, Traité sur le précepte et la dispense)
- Nécessité n'a pas de jour férié. (Fenis caret necessitas)
NOBLESSE
Espagnol : Ce sont les bonnes actions qui anoblissent et chacun est fils de ses oeuvres. (César Oudin, 1659)
Français : La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non pas en naissant. (Guillaume Bouchet, 1598)
- Les grands noms abaissent au lieu d'élever ceux qui ne les savent pas soutenir. (La Rochefoucauld, 1665)
- La noblesse aurait subsisté si elle s'était occupée des branches que des racines. (Napoléon Ier, 1769-1821)
- Les nobles sont comme les livres : il en est beaucoup qui ne brillent que par leurs titres. (Chauvot de Beauchêne, 1827)
 
 
 
OBSCURITE
Latin : L'obscurité donne la paix aux hommes simples. (Sénèque, env. 64)
Ethiopien : Les petites étoiles brillent toujours, tandis que le grand soleil est souvent éclipsé.
Français : Pour vivre heureux, vivons cachés. (Florian, 1792)
Suisse : Les nids les plus chauds sont ceux que l'on ne voit pas. (Emilia Cuchet, 1909)
OPINION
Grec : L'opinion vraie est le bien de la pensée. (Aristote, IVe s. av. JC)
Latin : Aucun esprit averti n'a jamais considéré que changer d'opinion soit le fait de liinconstance. (Cicéron)
Anglais : Il n'y a que les sots et les morts qui ne changent pas d'opinion. (J.R. Lowell, 1871)
Français : On donne son opinion selon sa condition. (Marguerite de Navarre, 1559)
- Notre intérêt est la boussole que suivent nos opinions. (Florian, 1792)
- L'homme absurde est celui qui ne change jamais. (A.M. Barthélemy, 1832)
Serbe : La cloche elle-même n'a pas toujours le même son.
OPINION PUBLIQUE
Grec : La voix du peuple est la voix de Dieu. (D'après Hésiode, les Travaux et les jours, 763 ? En latin : Vox populi, vox Dei. Signifie que le sentiment général est ordinairement fondé, que la vérité d'un fait, la justesse duune opinion est établie par l'accord des opinions.  Cité par Alcuin, Epistolae, CLXVI, Ad Carolum Magnum (env. 804), qui écrit qu'il faut se défier de ce proverbe, car la voix du peuple est plutôt celle de la folie que celle de la divinité.)
Latin : Jamais personne n'a trompé tout le monde, et jamais tout le monde n'a trompé personne. (Pline le Jeune, Panégyrique de Trajan)
- L'opinion est la reine du monde, parce que la sottise est la reine des sots. (Chamfort, 1741-1794)
Russe : C'est l'opinion publique qui a crucifié le Christ.
OPPORTUNISME
Hébreu : Si le renard règne, incline-toi devant lui. (Le Talmud)
Allemand : Il faut adorer les dieux sous lesquels on vit. (G.C. Lichtenberg, 1799)
Espagnol : Le nord de la prudence consiste à se conformer au temps. (Baltasar Gracian, 1647)
OPTIMISME ET PESSIMISME
Allemand : Tout s'arrangera, et, si le ciel tombe, il se sauvera bien une alouette. (Goethe, 1749-1832)
Anglais : L'optimiste est celui qui croit que le mariage est moins onéreux que les fiançailles.
Espagnol : Le pire n'est pas toujours certain.
Ethiopien : Ne blâme pas Dieu d'avoir créé le tigre; remercie-le plutôt de ne pas lui avoir donné des ailes.
Français : Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. (Voltaire, Candide, 1759)
ORIGINE
Anglais : L'homme né dans une étable est un cheval.

OUBLIER
Français : Qui songe à oublier se souvient. (Montaigne , Rien n'imprime si vivement quelque chose à notre souvenance que le désir de l'oublier).
 
 
 
 
 
 
  
 
Par bernadette
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Mardi 20 mars 2007
JALOUSIE (généralités)
Grec : L’envie, c’est la douleur de voir autrui jouir de ce que nous désirons ;
La jalousie, c’est la douleur de voir autrui posséder ce que nous possédons. (Diogène Laërce, Vies et Sentences des philosophes illustres, IIIe s., - Cité comme étant une formule stoïcienne).
Anglais : La jalousie, c’est la jaunisse de l’âme. (John Dryden, 1687)
Espagnol : Le chien du jardinier, même s’il néglige sa pâtée, gronde quand un autre s’approche de l’assiette.
Français : Il y a entre la jalousie et l’émulation le même éloignement qu’entre le vice et la vertu. (La Bruyère, 1688)
JALOUSIE (dans les affections)
Français : La jalousie est le plus grand de tous les maux et celui qui fait le moins de pitié aux personnes qui le causent. (La Rochefoucauld)
JOIE
Bible : Il n’y a point de joie meilleure que la joie du cœur. (L’Ecclésiastique)
Anglais : Les grandes joies, comme les grandes douleurs sont muettes. (Shakerley Marmion, 1632)
- La joie est née jumelle. (Il n’y a de vraie joie que la joie partagée – Cf Byron, 1819)
Chinois : Les grands bonheurs viennent du ciel, les petites joies viennent des hommes.
Danois : La joie, comme la fièvre, n’a qu’un jour de bon parmi les autres.
Serbe : Il n’est pas d’hiver sans neige, de printemps sans soleil, et de joie sans être partagée.
JOIE ET CHAGRIN
Américain : Le chagrin se supporte seul, mais la joie doit être partagée. (Elbert Hubbard, 1923)
Français : S’il est vrai que nos joies sont courtes, la plupart de nos afflictions ne sont pas longues. (Vauvenargues, 1746)
Indien (Tamil) : Jusqu’aux genoux dans le plaisir, jusqu’à la ceinture dans la peine.
Italien : La joie n’a pas de famille ; le chagrin a femme et enfants.
JUSTICE
Grec : La justice renferme en elle-même toutes les vertus et celui-là est bon, qui est juste. (Phocylide, VIe s. av. JC)
Sanskrit : La justice est le seul ami qui accompagne les hommes après la mort, car toute affection est soumise à la même destruction que le corps. (Lois de Manou, IIe s. av. JC)
Français : Si vous faites bonne justice, vous offensez les hommes, si vous la faites mauvaise, vous offensez Dieu. (Guillaume Bouchet, 1584)
- L’amour de la justice n’est pour la plupart des hommes que la crainte de souffrir l’injustice. (La Rochefoucauld, 1665)
- On ne peut être juste si l’on n’est humain. (Vauvenargues, 1746)
- La justice est la vérité en action. (J. Joubert, 1754-1824)
Russe : Avec la justice, vous pouvez faire le tour du monde, avec l’injustice, vous ne pouvez franchir le seuil de votre maison.
JUSTICE IMMANENTE
Latin : La colère des dieux est lente, mais terrible. (Juvénal, env. 120)
Chinois : Il y a une sanction pour le bien et le mal ; si elle tarde, c’est que l’heure n’est pas venue.
JUSTICE LEGALE (généralités)
Grec : La justice est une vierge qui, si elle est offensée, va s’asseoir aux pieds de Zeus. (Hésiode, VIIIe s. av. JC)
Latin médiéval : La justice hâtive est une marâtre de malheur.
Français : La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. (Pascal, 1670)
- La justice est une si belle chose qu’on ne saurait trop l’acheter. (A-R. Lesage, 1707)
- La cour rend des arrêts et non pas des services. (Séguier, 1768-1848)
Russe : Personne ne fut jamais pendu avec de l’argent dans sa poche.
JUSTICE LEGALE
Latin : Une bonne cause ne saurait craindre aucun juge. (Publilius Syrus, Ier s. av. JC)
- C’est une mauvaise cause, celle qui réclame la pitié. (Publilius Cyrus)
Français : Les causes qui manquent de raison ont besoin de fortes paroles
JUSTICE LEGALE(Juges)
Grec : Le bon juge ne sera pas un jeune homme ; il faut qu’il soit vieux et qu’il ait acquis une connaisssance de l’injustice. (Platon, Ive s. av. JC)
Latin médiéval : Il appartient au juge d’interpréter la loi, non de la faire. (Judicis est jus dicere, non dare, Fr. Bacon)
JUSTICE LEGALE (sentences)
Grec : Un jugement doit être rendu à la règle et à l’équerre. (Théognis de Mégare, VIe s. av. JC)
Anglais : Une sentence mauvaise fait plus de mal que beaucoup de mauvais exemples ; ceux-ci corrompent seulement le ruisseau, mais celle-là corrompt la source.
 
 
 
LANGAGE (généralités)
Grec : Il faut penser avec les honnêtes gens, mais parler avec le vulgaire. (Aristote)
Français : Quand on se fait entendre, on parle toujours bien. (Molière, 1672)
Tibétain : La parole doit être vêtue comme une déesse et s’élever comme un oiseau.
LANGAGE ECRIT ET LANGAGE PARLE
Anglais : La parole sème au vent, la plume trace le sillon. (J. Howeill, 1642)
Chinois : L’écriture ne peut suffire à exprimer la force de la pensée ; les paroles ne sauraient rendre complètement la pensée. (F. Denis, 1853)
Persan : Le bec de la plume peigne la chevelure du langage. (Hafiz, XIV s.)
LANGUE
Antiquité Egyptienne : La langue est la ruine de l’homme.
- La langue de l’homme est le gouvernail de son navire.
Grec : La langue est la meilleure et la pire des choses. (Esope, VIe s. av. JC)
Bible : La langue du sage est dans son cœur ; le cœur du sot est dans sa bouche. (L’Ecclésiastique)
- Beaucoup ont péri par le tranchant de l’épée, mais pas autant que ceux qui ont péri par la langue. (L’Ecclésiastique)
Allemand : Le temps détruit tout ce qui est fait et la langue tout ce qui est à faire.
Persan : Une langue longue raccourcit la vie.
Suisse : Une langue apprivoisée est un oiseau rare.
LATIN
Espagnol : Un sot, quand il sait le latin, n’est jamais tout à fait un sot.
LECTURE
Grec : Il ne s’agit pas de lire beaucoup, mais de lire utilement. (Aristippe de Cyrène, Ve s. av. JC)
Anglais : La lecture est à l’esprit ce que l’exercice est au corps. (J. Addison, 1709)
Français : Il faut digérer ce qu’on lit. (J. Stanislas de Boufflers, 1810)
LETTRE ET L’ESPRIT
Bible : La lettre tue, mais l’esprit vivifie. (St Paul, IIe Epitre aux Corinthiens)
LETTRES ET LES SCIENCES
Grec : Les vérités géométriques ne nous causent aucun sentiment de plaisir, ni aucune espérance. (Aristote, Ive s. av. JC)
Latin : Les arts libéraux ne peuvent donner la vertu, mais ils disposent l’âme à la recevoir. (Sénèque, lettre à Lucillus)
Français : Les mathématiques rendent l’esprit juste en mathématiques, tandis que les lettres le rendent juste en morale. (J. Joubert, 1754-1824)
- Les lettres planent au-dessus des sciences. (Pasteur, lettre à D. Nisard, 1878)
LIVRE
Latin : Les livres ont leur destin. (Terentianus Maurius – Le contexte précise le sens : c’est l’esprit des lecteurs qui fait le sort des livres.)
Proverbe général : Les livres sont les monuments les plus durables. (Variante : Les monuments les plus durables sont les monuments de papier)
Egyptien : Une bibliothèque est un hôpital pour l’esprit.
Français : Un livre est un ami qui ne trompe jamais. Des Barreaux, 1599-1673)
- Il est plus nécessaire d’étudier les hommes que les livres. (La Rochefoucauld, 1665)
- Le grand inconvénient des livres nouveaux, c’est qu’ils nous empêchent de lire les anciens. (J. Joubert, 1754-1824)
LOUANGE (faire sa propre)
Antiquité chinoise : Celui qui s’approuve lui-même ne brille pas.
Latin médiéval : On a raison de se louer soi-même quand on ne trouve pas d’autre apologiste. (Erasme, 1509)
- La louange de soi-même fait la bouche puante. (propria laus sordet in ore – Repris par Goethe, Maximen und Reflexionen : la louange que l’on se donne sent mauvais).
Finlandais : Tu feras la louange de ton cheval, demain ; de ton fils, quand il aura de la barbe ; de ta fille, quand elle sera mariée ; et de toi-même, jamais.
Français : On ne parle jamais de soi-même sans perte : les propres condamnations sont toujours accrues, les louanges mescrues. (Montaigne, 1588)
- Voulez-vous que l’on croie du bien de vous ? N’en dites pas.
 
 
Par bernadette
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  • : Le principal trait de mon caractère : passionnée par ce que j'entreprends Ce que j'apprécie le plus chez les autres : leur charisme Mon principal défaut : l'exigence envers moi Mon occupation préférée : tailler ma pierre
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