Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 12:49

J’ai toujours eu un faible pour la philosophie. Philosopher, c’est avant tout s’ouvrir au Monde et aux pensées autres que les nôtres, sur des sujets aussi divers et variés que l’humanisme, la politique, l’économie, la religion, la psychanalyse… et également la philosophie en elle-même.


Aussi, j’ai pensé qu’il ne serait peut-être pas inintéressant d’en parler un peu, sans entrer dans de longs sujets autant abstraits qu’ennuyeux, mais plutôt en discutant sur des sujets simples, accessibles à tous, et qui pourtant sont (ou pourraient être) sources de grands débats philosophiques…

Paradoxalement, je vais commencer avec un sujet des plus difficiles de la philosophie – en ce sens que les philosophes n’arrivent pas à se mettre d’accord. Je pense donc qu’il est important de commencer par cette question : Qu’est-ce que la philosophie ?


La philosophie est pour moi une science. Comme toute science, elle a un domaine d’étude – la pensée, et est à la recherche de quelque chose.


C’est sur l’objet de cette quête que les opinions des philosophes divergent : certains affirment que la philosophie est à la recherche de la sagesse, d’une morale, d’autres disent de la vérité, du sens de la vie ou bien d’autres encore du salut (sérénité face au concept de la mort, dont seul les êtres humains ont consciences).


Pour moi, sans pour autant entrer en contradiction avec ce qui a été énoncé, c’est bien plus simple : la philosophie est à la recherche du bonheur, du bien-être général comme de tout un chacun. En étudiant les diverses pensées (du présent comme du passé), la philosophie essaye tout simplement de trouver un moyen de nous faire vivre, de nous faire profiter de notre vie, parce qu’on en a qu’une…


C’est en ce sens que j’aime la philosophie, et que je pense qu’elle est très importante : à l’heure où tout se dirige vers les profits immédiats, vers un certain « individualisme », la philosophie nous apprend comment détourner les yeux de ce qui nous paraît important afin de regarder au plus profond de nous ce qui est vraiment essentiel.


Certes, la société actuelle - avec cet individualisme, cette manière de vivre au jour le jour de plus en plus matérialiste, c’est la philosophie qui en est principalement la cause : à force de nous conseiller de ne plus regarder ni vers le futur, ni vers le passé, mais de profiter de l’instant présent, les philosophes ont amené ce courant de pensée d’après-guerre qui tend à penser de manière égoïste, à ne regarder que son bonheur, que son intérêt. Mais, est-ce un mal en soit ? Ce sont également les philosophes (j’entends par « philosophes » non pas uniquement ceux qui ont pu écrire des livres, mais aussi tous ceux qui ont réfléchi et pensé à une Morale, et donc contribué à faire avancer la Pensée) qui ont amené la société telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est la philosophie qui est à la base - par exemple, des idées humanitaires qui ont donné naissance à la déclaration des droits de l’Homme. Nous nous pensons malheureux dans la société actuelle ? Mais qui serait prêt à retourner vivre comme au début du siècle, avec tout ce que cela impliquerait ? Qui voudrait revenir au temps de la guerre quotidienne, aux inégalités, aux intolérances comme elles étaient - bien pires que ce qu’elles sont aujourd’hui ?


Je suis d’accord que la société actuelle n’est pas parfaite (et je vous dirais franchement : tant mieux !), mais c’est aussi pour cela que la philosophie continue d’exister, de chercher… Sinon, elle serait resté « bloquée » aux dernières déclarations de Freud, Marx, ou Nietzsche (entre autres) : la philosophie est en quête du bonheur, et elle a largement contribué à rendre la société meilleure au fil des siècles, mais elle n’a pas encore totalement atteint son objectif ; elle ne l’atteindra jamais si vous voulez mon opinion, car chaque pas en avant, chaque avantage apporte son lot d’inconvénients – même s’ils restent moindres, qu’il faut tenter de supprimer, encore et toujours (l’être humain n’est-il pas, après tout, un grand insatisfait ?).


C’est pourquoi j’estime que la philosophie n’est pas à la recherche d’un objectif « fini », mais est simplement en quête d’une vie meilleure, et chaque auteur a tenté (et tente toujours) de faire de son mieux, chacun en son temps.


C’est pourquoi j’estime également que nous devrions prendre exemple sur elle et tenter de vivre nos vies du mieux que nous le pouvons, non pas en mettant de côtés les espoirs et les souvenirs (ils ont leur importance), mais en faisant en sorte qu’au crépuscule de notre vie, nous puissions regarder en arrière et être satisfaits, fiers de nous, en un mot : pouvoir se regarder dans une glace. Il est bien entendu que cela comprend une part d’humanisme, mais aussi une part d’individualisme (peut-être pas dans le sens égoïste, mais plutôt dans le sens du cadre familial et proche) – afin de pouvoir profiter et se faire plaisir. Mais ça, c’est un autre sujet.

Par bernadette - Publié dans : philosophie
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Commentaires

Coucou ma BAS


Je partage pleinement ma vision de la philosophie et sa place dans notre société...


As tu des nouvelles de notre Marie Christine? Je n'arrive pas à ouvrir son blog?


Trises tendres

Commentaire n°1 posté par Christian JULIA le 15/10/2007 à 10h40

Ma BAS,


Je visualise forcément ce précédent salut, pardon pour mon d'indiscrétion qui n'est finalement qu'un constat qui confirme ma pensée.


Il est bien possible que nous suivions des voies similaires, ces symaboles égyptiens sont pour certains d'entre eux des familiers.


Peut être nous connaissons nous voir nous reconnaitre.


SAT


Gwemaline...

Commentaire n°2 posté par Gwemaline... le 22/10/2007 à 21h22
C'est assez curieux de se relire un an plus tard, toutes imperfections mis à part, enfin laissons cela.

Une réflexion me vient: recherche de vérité, bonheur, sagesse, la morale, le sens de la vie,...en ce qui me concerne, la philosophie qui nous vient des plus antiques études, je la définirai de saine quète de sagesse, conçu et envisagé pour définir des vertues pour stabiliser une société en construction, je vous rejoinds sur ce point qu'il me semble dangereux d'ignorer ou écarter l'exemple de nos pères si nous avons pour réels objectifs d'avancer.
Je ne suis pas une habituée des études philosophiques au sens scolaire du terme, en revanche je reste trés attentive aux notions du passé, car les ignorer c'est déjà mépriser une part de soit même.

Je suis en ces temps dans un exercice difficile, qui consiste à saisir une pensée, non, traçons juste... une doctrine matérialiste, j'avoue que c'est complexe, et tentant de l'interpréter juste selon soit, mais c'est tout sauf vide de sens?
Commentaire n°3 posté par Gwemaline... le 07/11/2008 à 20h37

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