Présentation

  • : études philosophico ésotériques
  • estampille
  • : Culture
  • : Le principal trait de mon caractère : passionnée par ce que j'entreprends Ce que j'apprécie le plus chez les autres : leur charisme Mon principal défaut : l'exigence envers moi Mon occupation préférée : tailler ma pierre
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Mardi 20 mars 2007
JALOUSIE (généralités)
Grec : L’envie, c’est la douleur de voir autrui jouir de ce que nous désirons ;
La jalousie, c’est la douleur de voir autrui posséder ce que nous possédons. (Diogène Laërce, Vies et Sentences des philosophes illustres, IIIe s., - Cité comme étant une formule stoïcienne).
Anglais : La jalousie, c’est la jaunisse de l’âme. (John Dryden, 1687)
Espagnol : Le chien du jardinier, même s’il néglige sa pâtée, gronde quand un autre s’approche de l’assiette.
Français : Il y a entre la jalousie et l’émulation le même éloignement qu’entre le vice et la vertu. (La Bruyère, 1688)
JALOUSIE (dans les affections)
Français : La jalousie est le plus grand de tous les maux et celui qui fait le moins de pitié aux personnes qui le causent. (La Rochefoucauld)
JOIE
Bible : Il n’y a point de joie meilleure que la joie du cœur. (L’Ecclésiastique)
Anglais : Les grandes joies, comme les grandes douleurs sont muettes. (Shakerley Marmion, 1632)
- La joie est née jumelle. (Il n’y a de vraie joie que la joie partagée – Cf Byron, 1819)
Chinois : Les grands bonheurs viennent du ciel, les petites joies viennent des hommes.
Danois : La joie, comme la fièvre, n’a qu’un jour de bon parmi les autres.
Serbe : Il n’est pas d’hiver sans neige, de printemps sans soleil, et de joie sans être partagée.
JOIE ET CHAGRIN
Américain : Le chagrin se supporte seul, mais la joie doit être partagée. (Elbert Hubbard, 1923)
Français : S’il est vrai que nos joies sont courtes, la plupart de nos afflictions ne sont pas longues. (Vauvenargues, 1746)
Indien (Tamil) : Jusqu’aux genoux dans le plaisir, jusqu’à la ceinture dans la peine.
Italien : La joie n’a pas de famille ; le chagrin a femme et enfants.
JUSTICE
Grec : La justice renferme en elle-même toutes les vertus et celui-là est bon, qui est juste. (Phocylide, VIe s. av. JC)
Sanskrit : La justice est le seul ami qui accompagne les hommes après la mort, car toute affection est soumise à la même destruction que le corps. (Lois de Manou, IIe s. av. JC)
Français : Si vous faites bonne justice, vous offensez les hommes, si vous la faites mauvaise, vous offensez Dieu. (Guillaume Bouchet, 1584)
- L’amour de la justice n’est pour la plupart des hommes que la crainte de souffrir l’injustice. (La Rochefoucauld, 1665)
- On ne peut être juste si l’on n’est humain. (Vauvenargues, 1746)
- La justice est la vérité en action. (J. Joubert, 1754-1824)
Russe : Avec la justice, vous pouvez faire le tour du monde, avec l’injustice, vous ne pouvez franchir le seuil de votre maison.
JUSTICE IMMANENTE
Latin : La colère des dieux est lente, mais terrible. (Juvénal, env. 120)
Chinois : Il y a une sanction pour le bien et le mal ; si elle tarde, c’est que l’heure n’est pas venue.
JUSTICE LEGALE (généralités)
Grec : La justice est une vierge qui, si elle est offensée, va s’asseoir aux pieds de Zeus. (Hésiode, VIIIe s. av. JC)
Latin médiéval : La justice hâtive est une marâtre de malheur.
Français : La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. (Pascal, 1670)
- La justice est une si belle chose qu’on ne saurait trop l’acheter. (A-R. Lesage, 1707)
- La cour rend des arrêts et non pas des services. (Séguier, 1768-1848)
Russe : Personne ne fut jamais pendu avec de l’argent dans sa poche.
JUSTICE LEGALE
Latin : Une bonne cause ne saurait craindre aucun juge. (Publilius Syrus, Ier s. av. JC)
- C’est une mauvaise cause, celle qui réclame la pitié. (Publilius Cyrus)
Français : Les causes qui manquent de raison ont besoin de fortes paroles
JUSTICE LEGALE(Juges)
Grec : Le bon juge ne sera pas un jeune homme ; il faut qu’il soit vieux et qu’il ait acquis une connaisssance de l’injustice. (Platon, Ive s. av. JC)
Latin médiéval : Il appartient au juge d’interpréter la loi, non de la faire. (Judicis est jus dicere, non dare, Fr. Bacon)
JUSTICE LEGALE (sentences)
Grec : Un jugement doit être rendu à la règle et à l’équerre. (Théognis de Mégare, VIe s. av. JC)
Anglais : Une sentence mauvaise fait plus de mal que beaucoup de mauvais exemples ; ceux-ci corrompent seulement le ruisseau, mais celle-là corrompt la source.
 
 
 
LANGAGE (généralités)
Grec : Il faut penser avec les honnêtes gens, mais parler avec le vulgaire. (Aristote)
Français : Quand on se fait entendre, on parle toujours bien. (Molière, 1672)
Tibétain : La parole doit être vêtue comme une déesse et s’élever comme un oiseau.
LANGAGE ECRIT ET LANGAGE PARLE
Anglais : La parole sème au vent, la plume trace le sillon. (J. Howeill, 1642)
Chinois : L’écriture ne peut suffire à exprimer la force de la pensée ; les paroles ne sauraient rendre complètement la pensée. (F. Denis, 1853)
Persan : Le bec de la plume peigne la chevelure du langage. (Hafiz, XIV s.)
LANGUE
Antiquité Egyptienne : La langue est la ruine de l’homme.
- La langue de l’homme est le gouvernail de son navire.
Grec : La langue est la meilleure et la pire des choses. (Esope, VIe s. av. JC)
Bible : La langue du sage est dans son cœur ; le cœur du sot est dans sa bouche. (L’Ecclésiastique)
- Beaucoup ont péri par le tranchant de l’épée, mais pas autant que ceux qui ont péri par la langue. (L’Ecclésiastique)
Allemand : Le temps détruit tout ce qui est fait et la langue tout ce qui est à faire.
Persan : Une langue longue raccourcit la vie.
Suisse : Une langue apprivoisée est un oiseau rare.
LATIN
Espagnol : Un sot, quand il sait le latin, n’est jamais tout à fait un sot.
LECTURE
Grec : Il ne s’agit pas de lire beaucoup, mais de lire utilement. (Aristippe de Cyrène, Ve s. av. JC)
Anglais : La lecture est à l’esprit ce que l’exercice est au corps. (J. Addison, 1709)
Français : Il faut digérer ce qu’on lit. (J. Stanislas de Boufflers, 1810)
LETTRE ET L’ESPRIT
Bible : La lettre tue, mais l’esprit vivifie. (St Paul, IIe Epitre aux Corinthiens)
LETTRES ET LES SCIENCES
Grec : Les vérités géométriques ne nous causent aucun sentiment de plaisir, ni aucune espérance. (Aristote, Ive s. av. JC)
Latin : Les arts libéraux ne peuvent donner la vertu, mais ils disposent l’âme à la recevoir. (Sénèque, lettre à Lucillus)
Français : Les mathématiques rendent l’esprit juste en mathématiques, tandis que les lettres le rendent juste en morale. (J. Joubert, 1754-1824)
- Les lettres planent au-dessus des sciences. (Pasteur, lettre à D. Nisard, 1878)
LIVRE
Latin : Les livres ont leur destin. (Terentianus Maurius – Le contexte précise le sens : c’est l’esprit des lecteurs qui fait le sort des livres.)
Proverbe général : Les livres sont les monuments les plus durables. (Variante : Les monuments les plus durables sont les monuments de papier)
Egyptien : Une bibliothèque est un hôpital pour l’esprit.
Français : Un livre est un ami qui ne trompe jamais. Des Barreaux, 1599-1673)
- Il est plus nécessaire d’étudier les hommes que les livres. (La Rochefoucauld, 1665)
- Le grand inconvénient des livres nouveaux, c’est qu’ils nous empêchent de lire les anciens. (J. Joubert, 1754-1824)
LOUANGE (faire sa propre)
Antiquité chinoise : Celui qui s’approuve lui-même ne brille pas.
Latin médiéval : On a raison de se louer soi-même quand on ne trouve pas d’autre apologiste. (Erasme, 1509)
- La louange de soi-même fait la bouche puante. (propria laus sordet in ore – Repris par Goethe, Maximen und Reflexionen : la louange que l’on se donne sent mauvais).
Finlandais : Tu feras la louange de ton cheval, demain ; de ton fils, quand il aura de la barbe ; de ta fille, quand elle sera mariée ; et de toi-même, jamais.
Français : On ne parle jamais de soi-même sans perte : les propres condamnations sont toujours accrues, les louanges mescrues. (Montaigne, 1588)
- Voulez-vous que l’on croie du bien de vous ? N’en dites pas.
 
 
Par bernadette - Publié dans : philosophie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 19 mars 2007


GARCON (Vieux)

Latin : Le lit d’un célibataire est le plus confortable. (Cicéron, env. 55 av. JC)
Anglais : Les vieux garçons rient de bon cœur, les hommes mariés rient malgré leurs larmes. (G. Herber, 1651)
Français : Le mariage est un état trop parfait pour l’imperfection d’un homme. (Chamfort, 1741-1794)

GOUVERNEMENTS (Bons et mauvais)
Antiquité chinoise : Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte. (Confucius, VIe s. av. JC)
Anglais : Si le peuple est bon, le gouvernement ne peut être mauvais. (William Penn, 1693)
Français : Le meilleur gouvernement est celui où l’on n’obéit qu’aux lois. (Voltaire, 1764)
- Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite. (Joseph de Maistre, 1811)

GRAMMAIRE
Latin médiéval : Pur grammairien, âne pur. (purus grammaticus, purus asinus)
Français : Les grammairiens sont pour les auteurs ce qu’un luthier est pour un musicien. (Voltaire, 1764)

GRANDS ET PETITS (Selon que vous serez puissant…)
Grec : Les lois sont semblables aux toiles d’araignée : les faibles et les petits y restent pris ; les puissants et les riches les déchirent et passent. (Anarcharsis, VIe s. av. JC)
Indien : Le monde flatte l’éléphant et piétine la fourmi.

GREDIN
Grec : Tout gredin rencontre un pire gredin. (Aristophane, Ve s. av. JC)
Sanskrit : Un visage modelé comme un pétale de lotus, une voix agréable comme le santal, un cœur tranchant comme le ciseau, une excessive humilité – tel est le gredin.
Allemand : Un coquin est toujours un coquin, à pied, à cheval, et en voiture. (Goethe, 1749-1832)
Français : Bien souvent un fripon n’est qu’un sot. (Voltaire, 1722)

GROSSIERETE
Allemand : C’est peine perdue que de critiquer le trivial, car il restera toujours le même. (Goethe)
Français : Chanter à l’âne, il vous fera des pets. (Guillaume Cretin, 1525)
- La lie a beau faire, elle retombe au fond par sa propre grossièreté. (J. Joubert, 1754-1824)
Persan : Le grossier élève la voix, tel un pet à minuit.

GUERIR
Latin : Vouloir guérir, c’est être déjà guéri. (Sénèque, env. 60)
Latin médiéval : Prévenir vaut mieux que guérir. (Praestat cautela quam medela)
Irlandais (Gaëlique) : Après la guérison, tout malade est docteur.
Suisse : On ne guérit pas un malade qui se croit en bonne santé. (H.F. Armiel, 1877)

 

 

 

 

 

 

 

HABILETE
Grec : L’homme habile est supérieur à l’homme fort. (Phocylide de Milet, VIe s. av. JC)
- L’habileté est le talent de voir juste la fin de chaque chose. (Platon, IVe s. av. JC)
Anglais : Les vents et les vagues sont toujours du côté des navigateurs habiles. (Edward Gibbon, History of the Decline and Fall of the Roman Empire, 1788)
Français : Ceux qui n’ont que l’habileté ne tiennent en aucun lieu le premier rang. (Vauvenargues, 1746)
- L’habileté est à la ruse ce que la dextérité est à la filouterie. (Chamfort, 1741-1794)

HEREDITE
Bible : Les pères ont mangé des raisins verts et les dents des enfants en ont été agacées. (Jérémie, VIIe s. av. JC)
Grec : La poire vient sur le poirier et la figue sur le figuier. (Aristote, IVe s. av. JC)
Allemand : Si l’étalon et la jument trottent, comment le poulain irait-il lentement ?
Arabe : Si le père est oignon et la mère ail, comment le fils sentirait-il bon ?
Berbère : La pluie donne des roses, le feu engendre des cendres.

HERITAGE
Grec : Aux enfants, il faut laisser un bel héritage de conscience plutôt que d’or. (Platon)
Latin : Mieux vaut supporter son héritier que d’avoir à en chercher un. (Publilius Syrus)
Français : Laisse au fils le sang de son père. (Protestation contre le droit seigneurial de mainmorte, d’après l’Anonyme de Troyes).
- L’on trouve toujours aux douceurs d’hériter.
- Des consolations qu’on ne peut rejeter. (Quinault, 1665)
Libanais : L’héritier qui compte son or est moins riche aux yeux de Dieu que l’ouvrier qui reçoit son salaire.
Persan : Plus vous laissez à vos héritiers, moins ils vous regrettent.

HISTOIRE
Grec : L’histoire est la philosophie enseignée par l’exemple. (Denys d’Halicarnasse, env. 25 av. JC)
Latin : L’histoire est écrite pour raconter, non pour prouver. (Scribitur historia ad narrandum, non ad probandum – Quintillien, De institutione oratoria, env. 80)
Français : Que les ignorants apprennent, et que ceux qui savent aiment à se souvenir. (Indocti discant et ament meminisse perti, 1744)
- La géographie et la chronologie sont les deux yeux de l’histoire. (Anatole France, 1918)

HUMEUR
Français : Le caprice de notre humeur est encore plus bizarre que celui de la fortune. (La Rochefoucauld, 1665)
- Les fous et les sottes gens ne voient que leur humeur. (La Rochefoucauld)
- On ne trouve de l’humeur que chez les autres. (J. Sanial Dubay, 1813)
Hollandais : Si vous voulez que la vie vous sourie, apportez-lui d’abord votre bonne humeur. (Spinoza, 1632-1677)

 

 

 

 

 

 

IGNORANCE (défaut de connaissance)
Latin : On ne peut désirer ce que l’on ne connaît pas. (Ovide, env. 2 av. JC)
Anglais : Qui est en enfer ne sait pas que le ciel existe.

IGNORANCE (défaut de savoir)
Grec : L’ignorance ne voit pas, même ce qui frappe ses regards. (Ménandre, IVe s. av. JC)
Sanskrit : L’ignorant vieillit comme le buffle, sa graisse croît, mais non sa sagesse.
Hébreu : Il n’est pauvreté que d’ignorance. (Le Talmud, env. 450)
Allemand : Les épis vides portent la tête haute. (G.C. Lichtenberg, 1799)
Arabe : Conseille l’ignorant, il te prendra pour son ennemi.
Basque : La science de l’ignorant, c’est de reprendre les choses bien dites.
Chinois : L’ignorance est la nuit de l’esprit, et cette nuit n’a ni lune ni étoiles.
Estonien : Celui qui n’a pas bâti de maison croit que les murs sortent de terre.
Français : Qui ne sait rien, de rien ne doute. (Pierre Gringore, 1528)
- C’est la profonde ignorance qui inspire le ton dogmatique. (La Bruyère, 1688)
Japonais : Celui qui confesse son ignorance la montre une fois; celui qui essaye de la cacher la montre plusieurs fois.

IMITER (agir semblablement)
Allemand : La poule pond où elle voit un œuf.
Espagnol : Quand une porte se ferme, cent se verrouillent.
Finnois : Un mouton bêle, toute la bergerie a soif.

INFLUENCE
Latin : L’amphore garde longtemps l’odeur du premier vin qu’elle a contenu. (Horace)
- L’homme influençable n’est qu’une glaise molle. (Horace)
Arabe : La figue verte mûrit, quand elle vient en contact avec la figue mûre.

INSTINCT
Latin médiéval : Que celui n’a pas de raison ait de l’instinct. (Utator moltu animi qui uti ratione non potest).
Français : Nature ne peut mentir. (Proverbia vulgalia et latina. manuscrit du XIIIe s.)
- La raison nous trompe plus souvent que la nature. (Vauvenargues, 1746)
- L’instinct, c’est tout sentiment et tout acte qui prévient la réflexion. (Voltaire, 1777)

INSTRUCTION
Bible : La science vaut mieux que l’or pur.
Latin : L’instruction accroît la valeur innée. (Horace, 15 av. JC)
Anglais : L’instruction améliore les bons et gâte les mauvais. (Th. Fuller, 1732)
Arménien : La pierre polie ne reste pas à terre.
Russe : Les plumes décorent le paon et l’instruction l’homme.

INTELLIGENCE
Grec : Ce n’est pas la largeur des épaules qui fait la souveraineté, c’est l’intelligence qui partout est souveraine. (Sophocle, Ve s. av. JC)
Latin : A bon entendeur, il ne faut qu’une parole. (Plaute, IIe s. av. JC)
Arabe : La beauté est une demi-faveur du ciel, l’intelligence est un don.
Français : Il n’est que d’avoir d’esprit bonne ouverture. (Bourdigné, 1527)
Russe : Les mains travaillent, mais la tête nourrit.

INTERDIRE
Latin : Ce qui est permis n’a pas de charme, ce qui est défendu est excitant. (Ovide, env. 13 av. JC)
Français : Les choses où l’on a volonté, plus elles sont défendues et plus elles sont désirées. (Marguerite de Navarre, 1559)

INTRIGUE
Espagnol : Il est requis, et d’avoir du mérite, et de s’avoir s’introduire. (Baltasar Gracian, 1647)
Français : Une femme d’esprit est un diable en intrigue. (Molière, l’école des femmes, 1662)
- L’art de l’intrigue suppose de l’esprit et exclut le talent. (Louis de Bonald, 1754-1840)

 

Par bernadette - Publié dans : philosophie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 18 mars 2007
DEMAGOGIE
Grec : Le plus sûr moyen de ruiner un pays est de donner le pouvoir aux démagogues. (Denys d’Halicarnasse, env. 20 av. JC)
Anglais : Ils son beaucoup qui ont flatté le peuple sans l’aimer. ( Shakespeare, 1607)
- Il y a des saltimbanques sur la place du village et au Parlement. (Fr. Bacon, 1625)
DESPOTISME
Latin : Je veux cela, j’ordonne ainsi ; ma volonté, voilà ma raison. (Juvénal, env. 120)
Français : Le despote coupe l’arbre pour avoir le fruit. (Montesquieu, 1748)
- Le gouvernement despotique est un ordre de choses où le supérieur est vil et l’inférieur avili. (Chamfort, 1741-1794)
DESTIN
Grec : Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste. (Cléanthe, IIIe s. av. JC)
Français : Va où tu veux, meurs ou tu dois.
DEUIL
Persan : Notre vrai tombeau n’est pas dans la terre, mais dans le cœur des hommes.
DEVOIR (le)
Latin médiéval : Si tu fais ton devoir, laisse parler les sots. (Saint Colomban, VIIe s. av. JC)
Anglais : Le devoir est facile à connaître : c’est ce que l’on désire le moins faire.
Français : Il est plus commode de faire son devoir que de le connaître. (Louis de Bonald, 1754-1840)
Japonais : Le devoir est plus léger qu’une plume et plus lourd qu’une montagne. (Mutsu-Hito, empereur du Japon, 1852-1912)
DEVOUEMENT
Américain : Vivre sans dévouement est impudent. (R.W. Emerson, 1856)
Français : Il y a quelque chose de plus fort que l’intérêt, c’est le dévouement. (G. de Lévis, 1825)
DIEU ET DIABLE
Anglais : Où il y a église à Dieu, le diable bâtit sa chapelle. (Robert Burton, 1621)
DIABLE
Bible : Résistez au diable, et il s’enfuira. (Epître de St Jacques, env. 60)
Anglais : Quand on dîne avec le diable, il faut se munir d’une longue cuiller.
Belge : Le diable, quelque diable qu’il soit, ne peut cacher ses cornes.
Français : Le diable parle toujours en l’Evangile. (Bonum spatium, manuscrit du XIVe s.)
Irlandais : Ne dites pas bonjour au diable quand vous êtes à sa rencontre
DIPLOMATIE
Anglais : Le diplomate, c’est celui qui se rappelle l’anniversaire d’une lady, mais qui oublie son âge.
DIPLOMATIE (finesse)
Anglais : Le diplomate, c’est celui qui se rappelle l’anniversaire d’une lady, mais qui oublie son âge.
Arabe : Quand tu lances la flèche de la vérité, trempe la pointe dans du miel.
Suédois On réussit souvent mieux avec la queue du renard qu’avec la griffe du lion. (Chancelier Oxenstierna, 1583-1654)
DIPLOMATIE (relations internationales)
Anglais : Quand un diplomate dit « oui », cela signifie « peut-être » ; quand il dit « peut-être », cela veut dire non ; et quand il dit « non », ce n’est pas un diplomate. (H.L. Mencken, 1946)
Français : En diplomatie, il ne suffit pas d’avoir raison, il s’agit aussi de plaire. (Jules Cambon, 1926)
DISSIMULATION (pour régner)
Latin médiéval : Qui ne sait dissimuler ne sait régner. (Qui nescit dissimulare nescit regnare – Devise de Louis XI)
Français : Savoir dissimuler est le savoir des rois. 5Cardinal de Richelieu, 1641)
- On déjoue beaucoup de choses en feignant de ne pas les voir. (Napoléon Ier, 1769-1821)
DONNER ET RECEVOIR
Hébreu : Qui donne ne doit jamais s’en souvenir, qui reçoit ne doit jamais l’oublier. (Sentences et Proverbes des anciens Rabbins, 1629)
Allemand : Veux-tu vivre gaiement ? Chemine avec deux sacs, l’un pour donner, l’autre pour recevoir. (Goethe, 1749-1832)
Espagnol : Que celui qui a donné se taise; que celui qui a reçu parle. (Cervantès, 1613)
DONNER (Façon de)
Bible : Ce que tu donnes, donne-le avec un visage joyeux. (L’Ecclésiastique, IIe s. av. JC)
Latin : Deux fois agréable est le présent offert sans être demandé. (Publilius Syrus, Ier s. av. JC)
Anglais : Le don sans donateur est nu. (J.R. Lowell, 1848)
Français : La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne. (Corneille, 1643)
DOULEUR
Grec : De deux douleurs simultanées, la plus forte obscurcit l’autre. (Hippocrate)
Latin : La douleur de l’âme pèse plus que la souffrance du corps. (Publilius Syrus)
Anglais : La douleur ne meurt pas quand elle semble épuisée. (Shakespeare, 1593)
Français : Au chaudron des douleurs, chacun porte son écuelle. (Henri Estienne, 1594)
DOUX ET AMER
Latin : Le doux ne se supporte que mélangé avec l’amer. (Ovide, env. 2 av. JC)
- Il n’y a point de douceur qui ne se trouve mélangée d’amertume. (Pétrone, env. 60)
DUPES ET FRIPONS
Grec : L’un sème, l’autre récolte. (Aristophane, Ve s. av. JC)
Français : Les hommes ne vivraient pas longtemps en société s’ils n’étaient les dupes les uns des autres. (La Rochefoucauld, 1665)
- On est aisément dupé par ce qu’on aime. (Molière, 1669)
- Les hommes semblent être nés pour faire des dupes, et l’être d’eux-mêmes. (Vauvenargues, 1746)
DUPLICITE
Arménien : Le léopard ne salue pas la gazelle, si ce n’est pour sucer son sang.
Grec : Celui qui avec une seule langue a un esprit double, il vaut mieux l’avoir pour ennemi que pour ami. (Théognis de Mégare)
Arabe : Les paroles de la duplicité sont comme du miel et ses actes comme des lances.
Danois : Bien des gens sont comme des horloges qui indiquent une heure et en sonnent une autre.
Français : Tel vous semble applaudir, qui vous raille et vous joue. (Boileau, 1674)
Indien : Si tu vois un loup lécher un agneau, dis-toi que c’est un mauvais présage.
 
ECRIRE
Latin : Celui qui écrit lit deux fois. (Qui scribit bis legit)
Français : L’écriture est la peinture de la voix. (Voltaire, 1764)
- Le papier souffre et ne rougit de rien. (Variante : De ce qu’une chose est écrite, il ne s’ensuit pas qu’elle soit certaine).
EDUCATION (généralités)
Grec : L’éducation a des racines amères, mais ses fruits sont doux. (Aristote, IVe s. av. JC)
- Il faut conduire les enfants par la pudeur et l’ambition, comme on conduit les chevaux par le frein et l’éperon. (Lycon de Troade, III e s. av. JC)
Hébreu : Qui ne donne pas de métier à son fils lui donne le métier de voleur. (Le Talmud – attribué à Rabbi Yehudah)
Allemand : Trop de sucre à l’enfant gâte les dents de l’homme.
Français : Poussin chante comme le coq lui apprend. (Cy suht li proverbe que dit li vilains, manuscrit du XIIIe s., Oxford)
- L’éducation développe les facultés, mais ne les crée pas. (Voltaire, 1752)
EDUCATION (civilité)
Antiquité chinoise : Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l’éducation. (Confucius, VIe s. av. JC)
EFFICIENCE
Latin médiéval : Même si deux hommes font la même chose, le résultat n’est pas le même.
Allemand : Le meilleur charpentier est celui qui fait le moins de copeaux.
Indien : Mieux vaut labourer profond que large.
EMPLOIS (les)
Latin : Une grande dignité est une grande servitude. (Sénèque)
Espagnol : Quelque grand que soit le poste, celui qui le tient doit se montrer encore plus grand. (Baltasar Gracian, 1647)
Français : Les postes éminents rendent les grands hommes encore plus grands, et les petits hommes beaucoup plus petits. (La Bruyère, 1688)
- C’est rarement le mérite qui nous fait parvenir aux grands emplois ; c’est plutôt l’usage que ceux qui les procurent veulent faire de nous. (Chevalier de Méré, 1702)
- Il est plus aisé de paraître digne des grandes places que de les remplir. (Vauvenargues, 1746)
- Les places éminentes sont comme les rochers escarpés, où les aigles et les reptiles peuvent seuls parvenir. (Mme Necker, 1798)
- Les hommes sont comme les chiffres : ils n’acquièrent de valeur que par leur position. (Napoléon Ier, 1769-1821)
- Il y a des lumières que l’on éteint en les plaçant sur le chandelier. (Louis de Bonald, 1754-1840)
ENFANCE
Grec : On reconnaît vite l’arbre qui portera des fruits. (Démophile, VIe s. av. JC)
Français : L’enfance est le sommeil de la raison. (J.J. Rousseau, 1769)
Indien (Tamil) : La prospérité future d’un homme se devine dans ses jeux d’enfants.
ENSEIGNEMENT
Latin : Il y a un art de savoir et un art d’enseigner. (Cicéron, env. 50 av. JC)
Chinois : L’enseignement qui n’entre que dans les yeux et dans les oreilles ressemble à un repas pris en rêve.
Français : Je n’enseigne pas, je raconte. (Montaigne, 1580)
- La clarté est la politesse des professeurs. (E. Geruzez, 1866)
ENVIE (généralités°
Grec : L’envie s’attache toujours au mérite, elle ne cherche pas querelle à la médiocrité. (Pindare, Ve s. av. JC)
Latin : L’envie escorte la gloire. (Cornelius Nepos, 40 av. JC)
Proverbe général : On ne jette de pierres qu’à l’arbre chargé de fruits. (Variantes : L’arbre qui porte des fruits a beaucoup à souffrir. – Il se trouve toujours quelqu’un pour jeter des pierres à l’arbre lourd de fruits).
Allemand : L’envie ne se glisse jamais dans les greniers vides. (Goethe, 1749-1832)
Birman : Seule la hauteur fait ombre.
Danois : Si l’envie était une fièvre, l’humanité entière serait malade.
Français : Les envieux mourront, mais jamais l’envie.
- La plus véritable marque d’être né avec de grandes qualités, c’est d’être né sans envie. (Incipiunt proverbia rusticorum mirabiliter versificata, manuscrit du XIIIe s., Leyde)
- Diminuer l’envie, c’est le plus grand de tous les secrets. (Cardinal de Retz, 1613-1679)
ENVIE (que l’on éprouve)
Grec : L’envie a le teint livide et les discours calomnieux. (Hésiode, VIIe s. av. JC)
Bible : L’envie est la carie des os.
Latin : L’envieux maigrit de l’embonpoint des autres. (Horace, 17 av. JC)
- Envier, c’est se reconnaître inférieur. (Pline le Jeune, IIe s. av. JC)
Français : L’envie est plus irréconciliable que la haine. (La Rochefoucauld, 1665)
Tibétain : La lune devient sombre en s’approchant du soleil.
ENVIE (que l’on inspire)
Grec : Mieux vaut faire envie que pitié. (Pindare, Ve s. av. JC)
Français : Jamais un envieux ne pardonne au mérite. (Corneille, 1674)
- Tel fait envie, qui serait digne de pitié. (La Rochefoucauld, 1861)
ERUDITION
Grec : La grande érudition n’exerce pas l’esprit. (Héraclite d’Ephèse, Ve s. av. JC)
Français : Peu de philosophie mène à mépriser l’érudition ; beaucoup de philosophie mène à l’estimer. (Chamfort, 1741-1794)
ESPRIT (généralités)
Grec : La vraie richesse est celle de l’esprit. ( Anacharsis, VIe s. av. JC)
Latin : Mauvais esprit, mauvais cœur. (Térence)
Anglais : On ne connaît pas son propre esprit. (Swift, 1738)
Français : Il y a deux sortes d’esprit : l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse. (Pascal, 1670)
- L’esprit sert à tout, mais il ne mène à rien. (Talleyrand, 1754-1838)
ESPRIT CHAGRIN
Bible : Un coeur joyeux fait fleurir l’été, un esprit abattu dessèche les os. (Livre des Proverbes, IVe s. av. JC)
Grec : Tout est suspect à l’esprit chagrin, jusqu’aux caresses que lui fait sa maîtresse. (Théophraste, IVe s. av. JC)
Danois : Tel pleure aujourd’hui parce qu’il n’a pas de pain, qui pleurera encore demain parce qu’il n’aura pas d’appétit.
ETUDE
Antiquité chinoise : Celui qui aime l’étude est bien près de la science morale. (Confucius, VIe s. av. JC)
Latin : C’est l’étude qui fait que la vie n’est pas l’image de la mort. (Denys Caton)
Chinois : L’étude est une épouse aussi belle que le jade.
Français : Il faut avoir beaucoup étudié pour savoir peu. (Montesquieu, 1689-1755)
EXAGERATION
Espagnol : L’exagération est un rameau du mensonge. (Baltasar Gracian, 1647)
Français : On affaiblit toujours ce qu’on exagère. (J.F. Laharpe, 1770)
- L’exagération est le mensonge des honnêtes gens. (Joseph de Maistre, 1821)
- Tout ce qui est exagéré est insignifiant. Pigault-Lebrun, 1753-1835)
EXCES
Antiquité chinoise : Ce qui est au dessus du bon est souvent pire que le mauvais.
Allemand : Un petit peu trop fait plus de mal qu’un petit peu moins. (J.P. Richter, 1818)
Anglais : Serrer trop fort le pressoir donne un vin qui sent le pépin. (F. Bacon, 1625)
Persan : Le chameau a ri jusqu’à se fendre la lèvre.
Portugais : C’est le trop de cire qui met le feu à l’église
Espagnol : Ce n’est pas la charge mais l’excès de charge qui tue la bête.
Français : La dernière goutte est celle qui fait déborder le vase. (Th. Fuller, 1655)
EXCUSE
Qui s’excuse s’accuse. (d’après St Jérôme, début du Ve s.)
EXEMPLARITE
Latin : Pour amender plusieurs coupables, l’usage est d’en faire périr un. (Publilius)
Anglais : Les hommes ne sont pas pendus pour avoir volé des chevaux, mais pour que les chevaux ne soient plus volés. (G. Savile, 1694)
Ngritien : Quand on fait rôtir une pintade, la perdrix a la migraine.
 
FAIBLES (les)
Grec : Le dard du faible est émoussé. (Homère, Ixe s. av. JC)
Français : La faiblesse est le seul défaut que l’on ne saurait corriger. (La Rochefoucauld)
- La haine des faibles n’est pas si dangereuse que leur amitié. (Vauvenargues, 1746)
Italien : Le saule est faible, et pourtant il lie d’autres bois. (G. Herbert, 1651)
Suédois : Parmi les faibles, le plus fort est celui qui n’oublie pas sa faiblesse.
FÊTE
Français : Il n’y a pas de bonnes fêtes sans lendemain. (Ce proverbe ne veut pas dire qu’il faille s’amuser deux jours de suite ; il signifie que c’est seulement le lendemain que nous saurons si nous avons eu raison de nous réjouir la veille.)
Mme de Girardin, la Canne de M. Balzac.
FILLE (Vieille)
Allemand : Les jeunes filles sont des raisins frais et les vieilles filles des raisins secs.
Egyptien : A l’ombre d’un homme et non à l’ombre d’un mur.
Irlandais : Triste la lessive où il n’y a pas une chemise d’homme.
Italien : Il n’est pire fruit que celui qui ne mûrit jamais.
FINESSE
Français : Il n’est plus sot que celui qui pense être fin. (Marguerite de Navarre, 1559)
- On peut être plus fin qu’un autre, mais pas plus fin que tous les autres. (La Rochefoucauld)
FIN JUSTIFIE LES MOYENS (la)
Latin : Le crime est juste pour une juste cause. (Publilius, Ier s. av. JC)
FIN VEUT LES MOYENS (Qui veut la)
Arabe : Qui veut faire quelque chose trouve un moyen ; qui ne veut rien faire trouve une excuse.
FOI (Bonne et mauvaise)
Latin : La bonne foi n’est pas ce qui abonde en notre siècle. (Plaute, IIe s. av. JC)
Français : Rien n’est si dangereux que trop de bonne foi. (Corneille, 1662)
- La mauvaise foi est l’âme de la discussion. (Nestor Roqueplan, 1832)
FOI (Croyance religieuse)
Bible : La foi sans les œuvres est morte en elle-même. (Epître de Saint Jacques)
Latin : Je crois afin de comprendre. (Saint Augustin)
Français : Il y a trois moyens de croire : la raison, la coutume, l’inspiration. (Pascal, 1670)
- La foi est le triomphe de la théologie sur la faiblesse humaine. (Voltaire, 1777)
- La vie est une sorte de mystère triste dont la foi seule a le secret. (Lamennais, 1782-1854)
FOLIE
Grec : Un fou ne peut être ni persuadé ni brisé. (Epictète)
Anglais : La folie est la pire maladie qui court cette année. (G. Herbert, 1651)
Espagnol : Le fou a un faux pli dans sa cervelle. (Cervantès, 1605)
Français : Le fou se reconnaît sans clochette. (incipiunt versus proverbiales, manuscrit du XIVe s.)
FORTS ET FAIBLES
Grec : Il n’y a point de traité entre le lion et l’homme, et le loup et l’agneau ne vivent pas en concorde. (Homère, IX e s. av. JC)
Bulgare : On vend au marché plus de peaux d’agneaux que de peaux de loups.
Ethiopien : La mouche qui pique la tortue se casse le nez.
Français : Quand on n’est pas le plus fort, il faut être le plus fin. (Abbé Tuet, 1789)
FORTUNE (Le sort)
Grec : Si la Fortune te sourit, crains l’orgueil ; si elle tourne, crains l’abattement. (Périandre, VIIe s. av. JC)
- La Fortune ne sourit aux méchants que pour mieux les perdre. (Denys Caton, Disticha de moribus ad filum)
Allemand : La Fortune et les femmes favorisent les sots.
Anglais : Si la Fortune frappe, ouvrez vite la porte.
Arabe : Celui qui a été vêtu par la Fortune est déshabillé par elle.
Français : La Fortune fait paraître nos vertus et nos vices comme la lumière fait paraître les objets. (La Rochefoucauld)
- Il faut gouverner la Fortune comme la santé ; en jouir quand elle est bonne, prendre patience quand elle est mauvaise. (La Rochefoucauld)
- La Fortune vend ce qu’on croit qu’elle donne. (La Fontaine, 1685)
Italien : La Fortune se présente le visage souriant et le sein nu, mais elle se présente une seule fois. (Boccace, 1350)
Persan : La Fortune vient à pas de tortue, et fuit comme une gazelle.
FOULE
Grec : Plus grande est la foule, plus aveugle est son cœur. (Pindare, Ve s. av. JC)
- Les médiocres sont les plus éloquents en face de la foule. (Euripide, Ve s. av. JC)
- La foule est la mère des tyrans. (Denys d’Halicarnasse, env. 20 av. JC)
Anglais : La foule a beaucoup de têtes et pas de cervelle. (Th. Fuller, 1732)
FRAUDE
Islam : Malheur à ceux qui pèsent à faux poids.
Latin médiéval : La fraude se cache sous les généralités. (Fraus latet in generalibus)
Anglais : J’accepte la fraude sur le prix, non sur la qualité. (Th. Fuller, 1732)
Russe : La fraude est souvent la mère du gain ; le gain n’est pas toujours fils de la fraude.
FREQUENTATION
Proverbe général : A coucher avec les chiens, on se lève avec des puces. (Baïf, 1576)
Grec ; Si tu fais société avec le boiteux, tu apprendras à boiter. (Plutarque)
Hébreu : Le bois sec enflamme le bois vert. (Le Talmud)
Serbère : Celui qui passe la nuit dans la mare se réveille cousin des grenouilles.
Egyptien : L’eau du Nil perd sa douceur en se mêlant à celle de la mer.
Espagnol : Dis moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es. (Cervantès, 1615)
Français : Avec les loups, on apprend à hurler. (Racine, 1668)
Japonais : Quand le caractère d’un homme te semble indéchiffrable, regarde ses amis.
Libanais : Qui prend le coq pour guide aura un poulailler pour refuge.
Persan : Ne te lie qu’avec des gens de ta fortune et de ta condition ; on ne mêle pas l’huile avec l’eau, ni le vinaigre avec le lait.
FRUIT DEFENDU (le)
Anglais : Les pommes qui se trouvent de l’autre côté du mur son les plus douces. (G. Herbert, 1651)
Français : Pain dérobé réveille l’appétit. (C’est un écho de la Bible, livre des proverbes)
- Le fruit défendu n’est jamais le fruit des affamés. (Mme de Girardin, 1851)
Par bernadette - Publié dans : philosophie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 18 mars 2007

 

ADRESSE
Français : A bon joueur la balle lui vient. (Bonum spatium, manuscrit du XIVe s.)
- Les bons bras font les bonnes lames. (Toute arme est bonne entre les mains d’un homme adroit).
- On peut dominer par la force, mais jamais par la seule adresse. (Vauvenargues, 1746)

ADULATION
Latin : Bouche de miel, cœur de fiel. (Plaute)
- Une langue adulatrice est plus acharnée qu’une main meurtrière. (St Augustin)
Espagnol : L’adulation est plus dangereuse que la haine. (Baltasar Gracian, 1647)
Malgache : La bouche qui encense est souvent celle qui censure ; la main qui caresse est souvent la main qui tue.
Persan : Pourquoi te servir de poison, si tu peux tuer avec du miel ?

ADVERSITE
Bible : Si tu te montres faible dans les jours de l’adversité, ta force n’est que faiblesse.
Latin : L’adversité finit par atteindre celui qu’elle a parfois frôlé. (Sénèque)
Italien : A navire rompu, tous les vents sont contraires.
Japonais : Il y a toujours une guêpe pour piquer le visage en pleurs.

 

 

AFFECTION
Français : Les grandes pensées viennent du cœur, et les grandes affections viennent de la raison. (Louis de Bonald, 1754-1840)

AFFINITE
Grec : Calypso voit Mercure et le reconnaît. (Homère, IXe s. av. JC)
Bible : Toute chair s’unit selon son espèce. (L’Ecclésiastique)
Français : Les beaux esprits se rencontrent. (Voltaire, 1760

 

 

AGES DE LA VIE
Français : Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses mœurs. (Boileau, 1674)
- D’âge en âge, on ne fait que changer de folie. (La Chaussée, 1744)
- L’homme arrive novice à chaque âge de la vie. (Chamfort, 1741-1794)
Suédois : Les jeunes vont en bandes, les adultes par couples, et les vieux tout seuls.
ÂGE MUR

Antiquité chinoise : L’homme de quarante ans qui s’attire encore la réprobation des sages, c’en est fait, il n’y a plus rien à espérer. (Confucius, VIe s. av. JC)
Bible : Comme la lumière sur le chandelier sacré, telle est la beauté du visage dans l’âge épanoui. (L’Ecclésiastique, IIe s. av. JC)
Anglais : En mûrissant, faites comme la lavande, adoucissez-vous.

ALLUSION
Latin : C’est celui qui la prend pour lui qui fait l’allusion. (Cicéron)
Français : Qui se sent morveux se mouche. (Molière)
- Qui se sent galeux se gratte. (Antoine Oudin, 1670)

 

 

AMABILITE
Américain : Le monde est une caméra : souriez, s’il vous plaît !
Russe : Un mot aimable est comme un jour de printemps.

 

 

AMBASSADEUR
Anglais : Un ambassadeur est un honnête homme que l’on envoie mentir à l’étranger pour le bien de son pays. (Henry Wotton, ambassadeur anglais à la cour de Venise, 1604)

AMBITION
Antiquité chinoise : Ceux qui s’avancent trop précipitamment reculeront plus vite. (Mencius, Ive s. av. JC)
Latin : Les tours les plus hautes font les plus hautes chutes. (Horace - 23 av. JC)
- L’ambition est un vice qui peut engendrer la vertu. (Quintillien)
Hébreu : L’ambition détruit son hôte. (Le Talmud, Yoma, Ve s.)
Proverbe général : Quand les ailes poussent à la fourmi, c’est pour sa perte. (Origine arabe ou persane)
Anglais : L’ambition est comme un torrent et ne regarde pas derrière soi. (Ben Jonson, 1611)
Danois : L’ambition et la vengeance ont toujours faim.
Français : L’esclave n’a qu’un maître, l’ambitieux en a autant qu’il y a de gens utiles à sa fortune. (La Bruyère, 1688)
Libanais : Le peuplier aura beau pousser, il n’atteindra pas le ciel.
Portugais : Tout vin voudrait être porto.

ANCETRES
Grec : Il vaut mieux être le premier de sa race que le dernier. (Proverbe tiré de la réponse que fit lphicrate, général athénien à un compatriote qui lui reprochait d’être fils de cordonnier).
Latin : Qui s’enorgueillit de ses ancêtres loue les exploits d’autrui. (Sénèque)
Chinois : Oublier ses ancêtres, c’est être un ruisseau sans source, un arbre sans racines.
Français : Nous n’avons part à la gloire de nos ancêtres qu’autant que nous nous efforçons de leur ressembler. (Molière, 1665)
- Qui sert bien son pays n’a pas besoin d’aïeux. (Voltaire, 1744)
Persan : Au jour de la résurrection, on te demandera quels sont tes actes, et non quel est ton père.

 

 

APPARENCE
Grec : C’est sur le fond et non sur l’apparence qu’il faut juger. (Esope, Fables, « le léopard et le Renard »)
- On examine avec soin les objets dans les boutiques, mais quand il s’agit des gens, on les juge sur l’apparence. (Aristippe de Cyrène, Ve s. av. JC)
- La barbe ne fait pas le philosophe. (Plutarque)
- Les rivières les plus profondes sont les plus silencieuses. (Quinte-Curse)
Allemand : La neige est une pureté menteuse. (Goethe, 1749-1832)
Ecosse : Les plus beaux oiseaux sont les pires chanteurs.
Danois : Une vache noire donne du lait blanc.

 

 

APPRENDRE
Latin : On se lasse de tout, excepté d’apprendre. (Virgile, Ier s. av. JC)
Hébreu : Qui apprend et oublie est comme une femme qui conçoit et avorte. (Le Talmud, Sanhédrin, Ve s.)

 

 

APTITUDE
Anglais : Toutes les clés ne pendent pas à la même ceinture.

 

 

ARISTOCRATIE
Français : Les gens de qualité savent tout sans avoir rien appris. (Molière, 1659)

ART
Grec : La vie est courte, l’art est long. (Hippocrate)
Latin : L’amour de l’art n’a jamais enrichi personne. (Pétrone)
Anglais : L’art est beau quand la main, la tête et le cœur travaillent ensemble. (J. Ruskin, 1866)
Français : Tous les arts sont frères, chacun apporte une lumière aux autres. (Voltaire, 1772)
Indien : Seul le rossignol comprend la rose.

ATHEISME
Anglais : Beaucoup ne sont athées que par beau temps. (Edward Young, 1742)
Français : L’athée ne nie pas Dieu et la religion, il n’y pense point. (La Bruyère, 1688)
Italien : La lumière poursuit l’aveugle.

 

 

AUREA MEDIOCRITAS
Grec : La moitié vaut mieux que le tout. (Hésiode, les travaux et les jours, VIIe s. av. JC – L’explication donnée par Platon tend à montrer qu’une honnête médiocrité d’or est plus heureuse que la possession des biens de l’Etat.)
Latin : Il n’est personne qui n’aime la médiocrité dorée. (Horace, env. 23 av. JC)
Anglais : Un petit cottage bien édifié, une petite terre bien cultivée, une petite femme bien disposée.
Ecosse : Mieux vaut un petit feu qui réchauffe qu’un grand feu qui brûle.
Français : Bonheur gît en médiocrité. Ne veut ni maître ni valet. (Baïf, 1576)
- Ni l’or ni la grandeur nous rendent heureux. (La Fontaine, 1685)

AUTEUR
Français : Un auteur gâte tout, quand il veut trop bien faire. (La Fontaine, 1668)
- Il faut plus que de l’esprit pour être auteur. (La Bruyère, 1688)
- Métier d’auteur, métier d’oseur. (Beaumarchais, 1732-1799)
- Quand vous vous donnez pour auteur, en auteur, souffrez qu’on vous critique. (A-V Arnault, 1812)

 

 

AUTODIDACTE
Latin médiéval : Qui s’enseigne lui-même pourrait bien avoir un sot pour maître. (Saint Bernard, 1091-1153)
Allemand : Mieux vaut être l’homme d’un seul maître que l’homme de dix livres.

AVANTAGE ET INCONVENIENT
Anglais : Tout n’est pas beurre que fait la vache.
Danois : Qui veut avoir des œufs doit supporter le caquetage des poules.
Français : Au lieu de me plaindre de ce que la rose à des épines, je me félicite que l’épine est surmontée de roses et de ce que le buisson porte des fleurs. (Joubert, 1754-1824)

AVEUGLEMENT
Chinois : Qui pense élever une montagne, creuse un puits.

 

 

AVIDITE
Bible : L’homme affamé dévore sa moisson, l’homme altéré engloutit ses richesses. (Job)

 

 

AVIS
Latin : Autant de têtes, autant d’avis. (Térence, IIe s. av. JC)
- Mauvais est l’avis qui ne peut varier. (Publilius Syrus)
- Souvent un seul a plus de bon sens que tous. (Phèdre)
Français : Nous ne trouvons guère de gens de bon sens que ceux qui sont de notre avis. (La Rochefoucauld, 1665)

 

 

 

 

 

 

BEAU-PERE, BELLE-MERE, GENDRE, BRU

Grec : Qui a un bon gendre, trouve un fils; qui a un mauvais gendre perd une fille. (Epictète, Ier s.)
Hébreu : Si le chien aboie, entre; si c’est la chienne, sors.
(Le Talmud, [i]Erubin[/i], Ve s.)
Arménien : Le soleil du printemps sur mon fils et ma bru, le soleil d’automne sur ma fille et mon gendre.
Espagnol : Lorsque j’étais bru, j’avais une mauvaise belle-mère, et quand j’ai été belle-mère, je n’ai pas pu rencontrer une bonne bru.
Amitié de gendre, soleil d’hiver.
Estonien : Mieux vaut mourir au pied du lit d’une fille méchante qu’à la tête du lit d’une bonne bru.
Français : Un beau-père aime son gendre, aime sa bru; une belle-mère aime son gendre, n’aime point sa bru. (La Bruyère, 1688)
Yiddish : La belle-mère et la bru dans la même maison sont comme deux chats dans un sac.

BEAUTE (la)
Grec : Le beau, c’est la splendeur du vrai. (Platon)
Anglais : Une chose de beauté est une joie pour toujours. (J. Keats, 1818)
Français : Le bon a besoin de preuves, le beau n’en demande point. (Fontenelle, 1657-1757)

 

 

BEAUTE PHYSIQUE
Bible : La beauté est une fleur éphémère. (Isaïe, VIIe s. av. JC)
Antiquité chinoise : Je n’ai encore vu personne qui aimât autant la vertu que l’on aime la beauté du corps. (Confucius, VIe s. av. JC)
Grec : La beauté ne vient pas d’un beau corps, mais de belles actions. (Thalès de Milet, VIe s. av. JC)
- La beauté est une tromperie muette. (Théophraste, IVe s. av. JC)
Latin : La beauté rend la vertu aimable. (Virgile, 19 av. JC)
- La beauté du corps, découronnée de celle de l’âme, n’est un ornement que pour les animaux. (Démocrate, Sentence d’or, 69, règne d’Auguste)
- Il est rare de voir la sagesse alliée à la beauté. (Pétrone)
Chinois : Les jolies filles ne sont pas toujours heureuses et les garçons intelligents sont rarement beaux.
Français : La beauté n’est que la promesse du bonheur. (Stendhal, 1822)
Italien : Les belles pommes sont parfois amères.

 

 

BEAUTE FEMININE
Grec : Ce n’est pas la beauté de la femme qui ensorcelle, mais sa noblesse. (Euripide)
- La beauté sans la grâce attire, mais elle ne sait pas retenir ; c’est un appât sans hameçon. (Maxime Planude)
Estonien : Une femme belle est le paradis des yeux, l’enfer de l’âme, et le purgatoire de la bourse.
Français : Il y a peu de femmes dont le mérite dure plus que la beauté. (La Rochefoucauld, 1665)
- Il ne sert à rien d’être jeune sans être belle, ni belle sans être jeune. (La Rochefoucauld)
- La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l’âme. (Voltaire, 1749)
Géorgien : On a tué des milliers de maris à cause de leurs belles femmes.

 

 

BEAUTE MASCULINE
Latin : C’est un malheur pour un homme d’être beau. (Plaute, IIe s. av. JC)
Français : Il est assez beau qui a tous ses membres. (Bonum spatium, manuscrit du XIVe s.)
- La beauté de la taille est la seule beauté de l’homme. (Montaigne, 1580)

 

 

BEAUTE ET LAIDEUR
Grec : Si vous êtes beaux, restez dignes de votre beauté ; si vous êtes laids, faites oublier votre laideur par votre savoir. (Socrate, Ve s. av. JC)
Bible : Ne loue pas un homme pour sa beauté, ne le méprise pas pour sa laideur. (L’Ecclésiastique)

 

 

BIGOTERIE
Ecosse : On peut aimer l’église sans en chevaucher le toit. (se dit des bigots qui font étalage d’une intempestive dévotion)
Français : Il ne faut pas se fier à qui entend deux messes.
Irlandais : Si près que soit la maison de Dieu, ton foyer est encore plus proche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CAMPAGNE ET VILLE
Grec : Grande cité, grande solitude. (Strabon, env. 2 av. JC)
Latin médiéval : Vis à la campagne pour toi, au lieu de vivre à la ville pour les autres. (Rure tibi vivas dum alils vixeris urbe)
Espagnol : Les vraies bêtes sauvages sont où il y a le plus de monde. (Baltasar Gracian, 1647)

 

 

CELIBAT
Bible : Il n’est pas bon que l’homme soit seul. (Genèse, VIIIe s. av. JC)
Anglais : Le mariage peut-être un lac houleux, le célibat est toujours un boueux marécage. (Thomas Peacock, 1817)
Français Le mariage et le célibat ont tous deux des inconvénients ; il faut préférer celui dont les inconvénients ne sont pas sans remède. (Chamfort, 1741-1794)
Italien : Homme sans femme, cheval sans bride ; femme sans homme, barque sans gouvernail.

CHANCE
Latin : La chance est un oiseau qui attend la venue de l’oiseleur. (Ausone)
Allemand : Nul n’est plus chanceux que celui qui croit à sa chance.

 

 

CHUTE (généralités)
Latin : Il y a plus de gens pour adorer le soleil levant que le soleil couchant. (Pompée ,107,148)
Français : La faveur met l’homme au-dessus de ses égaux ; et sa chute, au-dessous. (La Bruyère)
Malgache : Une pierre qui roule ne s’arrête qu’au bas de la pente.

 

 

CLEMENCE
Latin : Rien ne réussit mieux à l’homme que la clémence. (Térence)
Anglais : Il n’est point de vertu qui ne soit aussi souvent coupable que la clémence. (Fr. Bacon, 1605)

 

 

COMPASSION
Grec : La plus grande consolation dans l’infortune est de trouver des cœurs compatissants.
Latin : La compassion se prépare à elle-même de grands secours. (Publilius)
Ngritien : Si quelqu’un trempe la soupe avec ses larmes, ne lui demande pas de bouillon.

 

 

COMPAGNIE
Grec : Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. (Ménandre, Ive s. av. JC)
Français : Si l’on n’est pas brûlé par le feu, on est noirci par la fumée. (Si les mauvaises compagnies ne corrompent les mœurs, elles ternissent la réputation).

 

 

COMPORTEMENT
Antiquité chinoise : Celui qui connaît sa force et garde la faiblesse est la vallée de l’empire.
- En toute affaire, reculez d’un pas et vous aurez l’avantage.
Araméen : Ne sois pas trop doux, on t’avalerait ; ne sois pas trop amer, on te cracherait.
Bible : Soyez prudents comme le serpent, et simples comme la colombe. (Evangile selon Saint Matthieu)
Français : Selon son rôle on doit jouer son personnage. (Mathurin Régnier, 1609)
Italien : Un homme sensé doit avoir la figure ouverte et la pensée fermée.

 

 

CONCISION
Latin : Hâtez-vous toujours vers le dénouement. (Horace, env. IX av. JC)
Espagnol : Ce qui est bref et bon est deux fois bon. (Baltazar Gracian, 1647)
Français : La netteté est le vernis des maîtres. (Vauvenargues, 1746)

CONFORMISME
Latin : Quand tu seras à Rome, agis comme les Romains. (Saint Augustin)
Hébreu : Si tous disent que tu es un âne, il est temps de braire. (Le Talmud)
Latin médiéval : Il faut hurler avec les loups, si l’on veut courir avec eux. (Consonus esto lupis, cum quibus esse cupis)
Espagnol : Mieux vaut être fou avec tous que sage tout seul. (B. Gracian, 1647)
Français : Mieux vaut, si tu hurles, avec les loups qu’avec les chiens. (P.J. Toulet, 1922)
Persan : Si à midi le roi te dit qu’il fait nuit, contemple les étoiles.

CONNAITRE
Antiquité chinoise : Ecouter et choisir entre les avis, voilà le premier de la connaissance ;
Voir et réfléchir sur ce qu’on a vu, voilà le second pas de la connaissance. (Confucius, VIe s. av. JC)

 

 

CONSCIENCE
Antiquité chinoise : La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal. (Confucius, VIe s. av. JC)
Grec : La conscience est en nous la voix de Dieu même. (Ménandre, IVe s. av. JC)
Latin : Les plaies de la conscience ne se cicatrisent pas. (Publilius, Ier s. av. JC)
Anglais : Une bonne conscience est une fête continuelle.
Chinois : A quoi sert d’avoir la crainte de Dieu pour boussole, si la conscience ne tient pas le gouvernail ?
Français : Une bonne conscience est un doux oreiller.
Persan : On peut laver sa robe et non sa conscience.

CONSCIENCE (examen de)
Latin : Chacun est à soi-même une bonne discipline, pourvu qu’il ait la suffisance de s’épier de près. (Pline l’Ancien, 23-79)
Français : Pour descendre en nous-mêmes, il faut d’abord nous élever. (J.Joubert, 1754-1824)
Suédois : La plus importante et la plus négligée de toutes les conversations, c’est l’entretien avec soi-même. Chancelier Oxenstierna, 1583-1654)

CONTAGION
Latin : Il ne faut qu’une brebis galeuse pour contaminer tout le troupeau. (Juvénal)
Anglais : Il suffit d’une pomme pourrie pour gâter tout le tas.
- Un sot en fait cent. (G. Herbert)

 

 

COURTOISIE
Espagnol : Il faut vendre les choses à prix de courtoisie. (Baltasar Gracian, 1647)
Français : Courtoisie qui ne vient que d’un côté ne peut longuement durer. (Henri Estienne, 1579)

 

 

CREDULITE ET INCREDULITE
Bible : Celui qui croit trop vite est un coeur léger qui pèche contre son âme. (L’Ecclésiastique, IIe s. av. JC)
Latin : Il ne faut pas croire tout ce qu’on voit. (Cicéron, 44 av. JC)
- Croire et ne pas croire est également périlleux. (Phrèdre, 25 av. JC)
Latin médiéval : Le monde veut être trompé. (Mundus vult decipi)
Français : Tel croit savourer qui avale. (Manuscrit du XIIIe s.)
- L’incrédulité est quelquefois le vice d’un sot, et la crédulité le défaut d’un homme d’esprit. (Diderot, 1746)

CROIRE
Grec : On croit ce que l’on veut croire (Démosthène, IVe s. av. JC)
Latin : On croit plus aisément ce que l’on ne comprend pas (Tacite, env. 110)
Français : Rien n’est cru si fermement que ce que l’on sait le moins. (Montaigne, 1580)
- Chacun croit aisément ce qu’il craint et ce qu’il désire. (D’après La Fontaine, 1678)
- On est emporté à croire non par la preuve, mais par l’agrément. (Pascal, 1652)

CULTURE DE L’ESPRIT
Grec : La culture de l’esprit est un autre soleil pour les gens instruits. (Héraclite d’Ephèse)
Français : Un esprit cultivé ne nuit point au courage. (Voltaire, 1767)
Japonais : La culture, c’est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié.

 

Par bernadette - Publié dans : philosophie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 17 mars 2007
 
Selon Platon, les éléments sont les choses qui composent et décomposent les corps complexes ; autrement dit les éléments seraient des substances simples, primordiales, qui constitueraient - selon les anciennes traditions de toutes les civilisations ésotériques - aussi bien le cosmos que l'homme lui-même.
 
Cette définition sommaire des éléments une fois donnée, je vais expliquer pourquoi l'on parle de quatre éléments. Ce nombre, de même que le sept, revêt une grande importance dans tous les enseignements qui ont tenté d'expliquer le monde et les êtres vivants. Quatre n'est pas un nombre choisi au hasard ; le nombre quatre est étroitement lié au cosmos.
 
Traditionnellement, dans différentes langues et à travers des expressions diverses, on a toujours admis quatre éléments fondamentaux constitutifs de l'univers, du macrocosme et (de l'homme par conséquent) du microcosme.
 
Ces quatre éléments sont le Feu, l'Air, l'Eau et la Terre. Bien que ces dénominations nous soient très familières et bien connues, ces éléments ne se réfèrent pas exactement à ce que nous appelons feu, air, eau et terre, bien qu'ils les englobent aussi.
 
Bien souvent, le mot cosmos nous fait penser à quelque chose d'immense, à un infini difficile à calculer et à comprendre ; au point que, comme cela nous échappe, nous préférons ne pas y penser et que toutes les explications qu'on nous donne nous paraissent fantastiques, illogiques et semblent être plus un produit de l'imagination qu'autre chose. Voilà précisément le secret du cosmos : pour les anciens, il n'est que la troisième étape d'un processus complexe qu'ils avaient coutume de symboliser par un triangle. Le premier aspect de ce processus est le chaos ; non le chaos en tant que désordre, mais en tant qu'infini, en tant que tout ce qui est en puissance de se manifester un jour. A ce chaos infini succède l'intelligence ; cette seconde étape est la somme de canevas, de configurations, d'idées qui permettent d'agencer le chaos premier, de l'organiser, de le schématiser. Enfin, on trouve la troisième étape du processus : le cosmos, né, conçu à partir de ces deux premiers éléments ; avec le chaos qui est tout l'infini, avec le theos qui lui a donné forme et l'a mis en ordre.
 
Ce cosmos commence à se développer, à se matérialiser (pour employer des mots que les enseignements anciens utilisent pour traiter ces sujets) ; c'est-à-dire qu'il se concrétise peu à peu, à travers sept étapes, processus ou éléments.
 
De ces éléments, quatre nous sont connus, un à peine et les deux autres sont un mystère pour nous, ce qui nous oblige à ne parler que de ceux que nous connaissons. L'élément inférieur, le plus matériel et le plus concret est l'élément Terre ; la subtilité augmentant, celui qui suivra est l'élément Eau ; un peu plus subtil, l'Air et, encore plus subtil, le Feu ; enfin, il y aurait un cinquième élément auquel on a donné le nom d'Ether, dont les caractéristiques sont encore indéfinissables.
 
La Terre est liée à la matière concrète, à ce qui s'exprime en dimensions, à ce que l'on peut peser, mesurer, déplacer. Cette terre est justement le concret, ce qui pèse, non seulement dans le cosmos, en prenant forme de planète, d'étoiles, mais ce qui pèse aussi en nous, en prenant forme de corps.
 
L'Eau, symboliquement, est la vie qui parcourt la matière ; c'est l'énergie qui baigne la matière ; c'est cette force qui fait que la matière peut entrer en action et qu'elle n'est pas seulement matière inerte ; c'est ce qui nous permet de marcher, de parler, qui fait que nous avons une température, que nous pouvons nous dire vivants et que sont vivantes toutes les choses qui bougent dans le cosmos, en respectant des lois inexorables et mathématiquement parfaites. L'Eau est donc vitalité ; l'Eau est le "sang" de la terre, le plus vital, le plus fort.
 
L'Air est la psyché ; c'est l'ensemble des émotions et des sentiments ; c'est ce qui nous porte vers les choses, pour ou contre elles ; ce qui nous meut dans le plan des sentiments. L'Air est l'expression de ce qui se ressent, le monde de l'émotion.
 
Le Feu est le monde de la pensée, de l'idée, de la gestation dans un plan si abstrait qu'il ne peut être compris que par une autre entité aussi abstraite que l'est le mental en nous, comme l'est le Feu dans le cosmos.
 
Nous disons des éléments cosmiques et nous parlons d'éléments humains : ce qui, dans le cosmos, se traduit en substances primaires, en éléments, va se concrétiser de façon inconcevable pour nous, jusqu'à aboutir à cette matière que nous connaissons et à l'homme en tant que Feu, Air, Eau et Terre ; le Feu en tant qu'esprit (mental), l'Air en tant que sentiment, l'Eau en tant que vitalité et la Terre en tant que corps.
 
C'est ainsi que le macrocosme marque le microcosme qu'est l'homme et lui donne exactement la même consistance, la même configuration et les mêmes caractéristiques que les siennes en petit ; qu'il permet que l'homme puisse être relié au cosmos, qu'il puisse essayer d'accéder à ses mystères et plus encore, qu'il soit attiré par ces mystères : parce que dans la nature de l'homme se trouve la nature du cosmos, parce que ce qui est corps pour l'homme est corps pour l'univers, ce qui est vitalité pour l'homme l'est aussi pour le cosmos, ce qui est son sentiment l'est en grand pour le cosmos et ce qui est mental est Feu pour tous les univers que nous pressentons aujourd'hui et que nous prétendons découvrir.
 
Il y a toujours eu quelque chose de plus profond, quelque chose au-delà, non seulement en ce qui concerne les éléments tels que la nature nous les offre, mais encore quant au propre mystère de l'homme qui contient en lui les quatre éléments et encore en rapport avec des mystères beaucoup plus anciens, qui viennent de beaucoup plus loin. Mystères qui rapportent que, de même qu'aujourd'hui nous sommes présents en tant qu'hommes, nous sommes passés un jour par le stade du minéral, tout comme si nous n'étions alors qu'élément Terre ; nous sommes passés un jour, durant des cycles et des cycles d'évolution, par des stades végétaux comme si nous étions élément Eau ; nous sommes passés un jour par des stades d'évolution animale en rapport avec l'élément Air ; et nous sommes arrivés, enfin, maintenant, au stade d'évolution humaine, en référence à l'élément Feu qui indique l'apparition du mental, l'apparition de la pensée.
 
Ainsi donc, quand les anciens parlent des dieux des éléments, quand ils adorent le Feu, l'Air, l'Eau, la Terre, ils n'adorent pas seulement cette représentation physique que nous avons sur la terre, mais ce qu'ils devinent être au-delà ; ils pressentent l'essence cachée derrière la présence des éléments.
 
Pour l'Antiquité, il a toujours été indiscutable que les planètes, les étoiles, n'étaient pas des entités mortes ou tournant au hasard dans l'espace, mais bien des corps vivants sujets à des lois et à une évolution, des corps renfermant des esprits tout comme l'homme, du fait de cette relation continue entre le macrocosme et le microcosme.
 
De là vient qu'on insistait sur la compréhension par l'homme de sa propre entité spirituelle pour pouvoir ensuite reconnaître les autres entités spirituelles qui animent la nature. C'est pourquoi on parlait de dieux des éléments et, bien plus encore, on reconnaissait que ces quatre éléments principaux se subdivisaient encore un grand nombre de fois : sept fois sept pour chacun d'entre eux. Apparaissent ainsi une infinité de sous-éléments, régis par ce que les anciens ont appelé "élémentaux", mot que bien souvent nous ne comprenons pas, mais qui signifie seulement les entités qui régissent les petits éléments, les sous-éléments, les divisions des éléments. Quand nous parlons du feu, de l'eau, de l'air et de la terre que nous connaissons dans la vie de tous les jours, nous ne faisons que parler des subdivisions de l'élément Terre.
 
Le Feu est l'élément qui a suscité les symboles les plus éminents de toutes les religions, non seulement au niveau des divinités ou des entités qui représentent le Feu, mais encore au niveau de la construction de temples.
 
Par exemple, les pyramides : toutes les constructions qui revêtent la configuration type d'un carré situé sur la terre, de triangles qui s'élèvent comme des flammes et qui se réunissent en un point final sont des temples dédiés au Feu. Le mot "pyramide" que nous utilisons renferme dans sa racine pir, la notion de Feu. C'est le temple élevé vers ce qui, parce que situé dans la partie la plus haute, contient cependant tout le reste, et à quoi on a toujours donné - symboliquement parlant - plus d'importance qu'à tout le reste.
 
Il est à remarquer combien, dans toutes les civilisations, les dieux qui se réfèrent au Feu ont assumé une importance vitale. De plus, il faut comprendre qu'il ne s'agit pas seulement d'un feu physique.
 
Les alchimistes parlent des quatre éléments en relation : le Feu avec l'Or, l'Air avec l'Argent, l'Eau avec le Mercure et la Terre avec le Plomb. Éminemment intéressante également, l'union de ces quatre éléments cosmiques avec quatre éléments ou quatre qualités psychologiques contenues dans l'être humain : le Feu en rapport avec le fait de Savoir, l'Air avec le fait d'Oser, l'Eau avec le fait de Vouloir et la Terre avec le fait de Se Taire. Voyons brièvement ce que veulent dire les alchimistes.
 
Si le Feu est mental, possibilité de penser, de travailler sur les idées, d'appréhender, le Feu suppose indubitablement la Sagesse. Ainsi le Feu est Savoir et le Savoir est l'apogée de l'homme.
 
L'Air est égal à Oser. C'est cette capacité de courage avec laquelle nous devons aider la connaissance ; c'est plus qu'une force, c'est un élan, une foi. Oser, précisément, c'est ne pas connaître la peur, c'est se lancer parce qu'on doit arriver à la Sagesse.
 
L'Eau est Vouloir ; autrement dit, pour pouvoir être courageux et sage, on doit tout d'abord le vouloir réellement. Ce n'est pas aussi simple qu'il peut sembler : nous avons l'habitude de dire, "je veux aller en vacances", "je veux voir un film", vouloir est devenu un mot de peu de contenu, par conséquent il reflète peu de volonté de réalisation. Mais ce Vouloir est beaucoup plus profond, il vient de la racine intime de l'homme. Ce Vouloir est dirigé vers les destinées ultimes de l'homme.
 
L'élément Terre équivaut à Se Taire. Le premier pas du chemin est le silence. Toutes les civilisations anciennes attirent notre attention sur le fait que les grandes connaissances étaient "renfermées" dans le cadre de l'ensemble de l'ésotérisme. Pourquoi ésotérique ? Pourquoi enfermé ? Pourquoi gardé ? Parce que, si on ne se tait pas, il est très difficile de vouloir ; sans silence, il est très difficile d'oser, il est très difficile de savoir.
 
Ceux qui ont été de profonds connaisseurs de l'âme humaine - Pythagore par exemple - faisaient observer à leurs disciples cinq années de silence : c'est ce qu'on appelle "le stade acousmatique" de l'école pythagoricienne. Ce silence était-il une torture ? Non, ce silence était l'élément indispensable pour que le disciple apprenne quelque chose de fondamental : écouter ; pas seulement écouter au dehors mais s'écouter soi-même, être calme, apaiser le tourbillon intérieur qui demande toujours plus sans même très bien savoir ce qu'il veut.
 
Aujourd'hui, quand nous tentons d'apprendre quelque chose, la critique vient en premier, ensuite la connaissance ; d'abord "pourquoi" et "comment vont-ils me démontrer ça", "comment il est celui-là et l'autre, là, comment il est". Il y a tant de verbiage intérieur qu'il est presque impossible de parvenir à rien de concret. C'est pourquoi toutes les écoles anciennes connaissaient le merveilleux secret du silence, à apprendre d'abord et ensuite tout le reste.
 
Ce silence est celui dont étaient entourés tous les enseignements profonds, non pour les cacher, mais simplement pour les garder et les protéger de ceux qui, ne les comprenant pas et ne sachant pas les appliquer, en faisaient un usage mauvais et pernicieux.
 
Beaucoup veulent et nous voulons aussi - pourquoi pas ? - travailler sur ces enseignements, sans être bien prémunis contre les risques. Le danger n'est pas notre curiosité ; le danger est que ces choses étant soumises à des lois ou processus naturels, si nous les ignorons, nous commettons de graves erreurs et nous faisons grand tort à nous-mêmes et aux autres. C'est pourquoi le silence n'a été qu'une méthode de sauvegarde, de protection ; pas par méchanceté, du fait, au contraire, d'une immense compassion.
 
Voilà pourquoi l'ésotérisme, voilà pourquoi l'on garde les connaissances enfermées ; de là vient que bien souvent, comme cela nous arrive aujourd'hui même, nous remarquons que les mots, les expressions permettant de se référer à ces sujets que nous ne sommes pas habitués à traiter sont peu nombreux, sujets qui, n'étant pas maniés quotidiennement, semblent nous échapper des mains.
 
Mais les anciens, habiles ésotéristes, nous ont laissé une clé, une façon d'ouvrir la porte fermée, de pénétrer dans le silence : les symboles. Ces symboles constituent un langage universel auquel tous les hommes ont accès, quelle que soit la langue qu'ils parlent.
 
Quand nous voulons protéger ou entourer quelque chose, nos symboles d'expression sont très petits, ils sont simples, nous les comprenons. Mais la nature renferme aussi de grands symboles ; les connaissances sont normalement enfermées derrière de grands symboles. Les quatre éléments gardent de grandes clés d'interprétation qui peuvent s'appliquer au cosmos comme à l'homme, au grand comme au petit.
 
Déchiffrer les symboles, apprendre ce langage de merveilles nous permet à tous de nous comprendre à nouveau dans une seule langue, de nous sentir unis dans une même tradition, dans une unique connaissance. De nous reconnaître la même racine, la même origine, le même destin, le même chemin pour satisfaire à ce destin. De là surgirait probablement ce sentiment de fraternité qui nous fait si souvent défaut.
 
Par bernadette - Publié dans : philosophie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Catégories

Images Aléatoires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus