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ESTAMPILLE
Le blog d'une jeune quinquagénaire parisienne
| Mai 2008 | ||||||||||
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A tous ceux qui, depuis notre premier ancêtre, ont trouvé la force de rester debout afin que se poursuive l’incroyable aventure de la Conscience.
A tous ceux qui, aujourd’hui encore, malgré tout, respectent chaque souffle de la Vie.
A Cela, le mystérieux, sans quoi rien ne serait.






J’ai toujours eu un faible pour la philosophie. Philosopher, c’est avant tout s’ouvrir au Monde et aux pensées autres que les nôtres, sur des sujets aussi divers et variés que l’humanisme, la politique, l’économie, la religion, la psychanalyse… et également la philosophie en elle-même.
Aussi, j’ai pensé qu’il ne serait peut-être pas inintéressant d’en parler un peu, sans entrer dans de longs sujets autant abstraits qu’ennuyeux, mais plutôt en discutant sur des sujets simples, accessibles à tous, et qui pourtant sont (ou pourraient être) sources de grands débats philosophiques…
Paradoxalement, je vais commencer avec un sujet des plus difficiles de la philosophie – en ce sens que les philosophes n’arrivent pas à se mettre d’accord. Je pense donc qu’il est important de commencer par cette question : Qu’est-ce que la philosophie ?
La philosophie est pour moi une science. Comme toute science, elle a un domaine d’étude – la pensée, et est à la recherche de quelque chose.

C’est sur l’objet de cette quête que les opinions des philosophes divergent : certains affirment que la philosophie est à la recherche de la sagesse, d’une morale, d’autres disent de la vérité, du sens de la vie ou bien d’autres encore du salut (sérénité face au concept de la mort, dont seul les êtres humains ont consciences).
Pour moi, sans pour autant entrer en contradiction avec ce qui a été énoncé, c’est bien plus simple : la philosophie est à la recherche du bonheur, du bien-être général comme de tout un chacun. En étudiant les diverses pensées (du présent comme du passé), la philosophie essaye tout simplement de trouver un moyen de nous faire vivre, de nous faire profiter de notre vie, parce qu’on en a qu’une…
C’est en ce sens que j’aime la philosophie, et que je pense qu’elle est très importante : à l’heure où tout se dirige vers les profits immédiats, vers un certain « individualisme », la philosophie nous apprend comment détourner les yeux de ce qui nous paraît important afin de regarder au plus profond de nous ce qui est vraiment essentiel.
Certes, la société actuelle - avec cet individualisme, cette manière de vivre au jour le jour de plus en plus matérialiste, c’est la philosophie qui en est principalement la cause : à force de nous conseiller de ne plus regarder ni vers le futur, ni vers le passé, mais de profiter de l’instant présent, les philosophes ont amené ce courant de pensée d’après-guerre qui tend à penser de manière égoïste, à ne regarder que son bonheur, que son intérêt. Mais, est-ce un mal en soit ? Ce sont également les philosophes (j’entends par « philosophes » non pas uniquement ceux qui ont pu écrire des livres, mais aussi tous ceux qui ont réfléchi et pensé à une Morale, et donc contribué à faire avancer la Pensée) qui ont amené la société telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est la philosophie qui est à la base - par exemple, des idées humanitaires qui ont donné naissance à la déclaration des droits de l’Homme. Nous nous pensons malheureux dans la société actuelle ? Mais qui serait prêt à retourner vivre comme au début du siècle, avec tout ce que cela impliquerait ? Qui voudrait revenir au temps de la guerre quotidienne, aux inégalités, aux intolérances comme elles étaient - bien pires que ce qu’elles sont aujourd’hui ?

Je suis d’accord que la société actuelle n’est pas parfaite (et je vous dirais franchement : tant mieux !), mais c’est aussi pour cela que la philosophie continue d’exister, de chercher… Sinon, elle serait resté « bloquée » aux dernières déclarations de Freud, Marx, ou Nietzsche (entre autres) : la philosophie est en quête du bonheur, et elle a largement contribué à rendre la société meilleure au fil des siècles, mais elle n’a pas encore totalement atteint son objectif ; elle ne l’atteindra jamais si vous voulez mon opinion, car chaque pas en avant, chaque avantage apporte son lot d’inconvénients – même s’ils restent moindres, qu’il faut tenter de supprimer, encore et toujours (l’être humain n’est-il pas, après tout, un grand insatisfait ?).
C’est pourquoi j’estime que la philosophie n’est pas à la recherche d’un objectif « fini », mais est simplement en quête d’une vie meilleure, et chaque auteur a tenté (et tente toujours) de faire de son mieux, chacun en son temps.
C’est pourquoi j’estime également que nous devrions prendre exemple sur elle et tenter de vivre nos vies du mieux que nous le pouvons, non pas en mettant de côtés les espoirs et les souvenirs (ils ont leur importance), mais en faisant en sorte qu’au crépuscule de notre vie, nous puissions regarder en arrière et être satisfaits, fiers de nous, en un mot : pouvoir se regarder dans une glace. Il est bien entendu que cela comprend une part d’humanisme, mais aussi une part d’individualisme (peut-être pas dans le sens égoïste, mais plutôt dans le sens du cadre familial et proche) – afin de pouvoir profiter et se faire plaisir. Mais ça, c’est un autre sujet.
Les mythes celtes parlent, à qui veut bien les entendre, de façon contemporaine. Ils interrogent le sens des situations culturelles et sociales observables encore de nos jours, ils s'appuient sur des représentations avec lesquelles ils entrent en dialogue en même temps qu'ils nous racontent les origines des cultures et groupes sociaux. Le mythe du Graal, est un véritable carrefour sémantique, une matrice culturelle, qui permet de relier ses racines, celtes et indo-européennes et son inscription sociale et culturelle.


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La Lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue… alors comment pouvons-nous trouver la Lumière et sortir de nos ténèbres ?
En premier lieu savoir que la Lumière est mis en relation avec l’obscurité pour symboliser les valeurs complémentaires d’une évolution. La signification en est que, de même qu’en la vie humaine à tous ses niveaux, une époque sombre est suivie d’une époque lumineuse, pure régénérée.
Cela présuppose qu’il nous faut avoir de l’Espérance. Relevons que dans le mot Espérance nous y entendons Errance et dans le mot Lumière Erre… la Lumière serait-elle donc le but de celui qui accepte son errance, de celui qui erre pour arriver à la Spiritualité.
Nous pouvons en déduire qu’il nous faut voyager, marcher et persévérer pour atteindre notre partie divine.
D’ailleurs la vie ne serait-elle pas un éternel voyage qui commence le jour de notre naissance jusqu’à la fin de notre vie terrestre ? Cette incitation au voyage ne serait-elle pas la quête de la mère perdue… si je n’ai pas compris que la mère Gaia est la terre d’où tout part et où tout revient, tel l’épi de blé qui symbolise le Don de la vie, le cycle perpétuel de la mort et de la renaissance.
Pour accomplir ce chemin nous devons avoir un axe solide. Les qualités à cultiver pour y arriver sont le calme, le sens de la mesure, la patience, la persévérance, le don d’observation et la méfiance à l’égard de nous-mêmes.
Mais pour passer des ténèbres à la Lumière, il est nécessaire de vivre l’étape, la pause qui permettra de prendre la notion du chemin parcouru afin qu’il se transforme en énergie. C’est aussi le moyen de se remettre face à soi-même pour prendre conscience de son vécu en tant que progression vers le nouveau.
Ce qui me fait dire que se perdre n’est jamais un échec mais une occasion de prendre du recul, d’aller là où personne ne nous attend pour découvrir un espace agrandi en nous.
Tout homme sait qu’il existe un bon chemin qui le conduira au centre, vers sa Lumière. Il importe donc de le trouver, de le suivre même s’il est long et difficile.
Car marcher, avancer, c’est progresser et nécessairement transgresser. Les deux mots sont associés puisque pour explorer un espace, il faut bien évidemment en explorer les limites, le traverser, passer à travers au sens du préfixe « trans ».
Pour cela il est nous faut apprendre à voir avec l’œil du cœur car il voit le monde extérieur à travers le mental et les sens et, à l’intérieur, il voit la réalité divine qui nous habite.
Ce qui me fait dire que notre comportement extérieur est le miroir de notre vécu intérieur ; et si nous ne nous transformons pas intérieurement, nous vivons dans la perpétuelle répétition des mêmes mécanismes, des mêmes illusions, des mêmes erreurs.
Et pourtant bien des voyageurs ayant traversé les différentes étapes de la réalisation intérieure trébuchent au dernier moment sur le caillou du pouvoir spirituel bien plus puissant que le pouvoir matériel puisqu’il agit au niveau de l’âme.
Socrate disait : « Si les hommes découvraient leur Lumière, ils perdraient toute raison d’être mauvais ». Alors, sur la scène l’existence, ne pourrions-nous pas dire que, face à la création, et à travers elle seulement nous pouvons être touchés dans le sens de l’émoi ? Pour cela notre cœur ne doit pas être endurci ni pétrifié afin que notre jugement moral puisse laisser place à l’humanité et à l’Amour.
Par conséquent, sentir que le chemin n’est ni dans le rêve d’un ailleurs, ni dans le rêve d’un futur différent mais dans le face à face avec la réalité de l’instant.
Ainsi notre vie est un itinéraire jalonné par le temps et qui se situe dans un espace donné. Tout chemin, qu’il s’opère dans le temps ou dans l’espace, qu’il nous ramène au point le plus profond de nous-mêmes ou qu’il joue les dépaysements les plus éclatants est une Initiation.
Car la Sagesse éclaire notre conscience. La Force habite notre âme et la Beauté rayonne dans notre esprit. On n’explique pas la Sagesse mais on la ressent. On n’évalue pas la Force de l’âme mais on subit son attraction. On ne définit pas la Beauté mais on en éprouve intuitivement le charme et l’harmonie.
En conclusion, il ne suffit pas seulement de chercher à comprendre mais il faut VIVRE. En effet, à quoi cela servirait-il de nous émerveiller devant l’harmonie de l’univers si nous ne nous harmonisons pas pour devenir un Être porteur d’Amour.
En cette période de Lumière renaissante, ouvrons nos cœurs et écoutons notre musique intérieure, nous serons surpris de découvrir que cette Lumière d’Amour brille de tous ses feux et qu’elle est présente dans chacun des actes de notre Vie.
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